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20.07.2008
La maison
Depuis plusieurs semaines je fais régulièrment un cauchemar qui me réveille. C'est étrange parce que au début c'était comme une vraie histoire qui se déroulait et continuer même lors des nuits différentes. Mais là les choses semblaient comme figer.
De ce que je me souviens tout à commencer lorsque j'étais chez des gens, apparement les parents d'une amie. En rangeant le jardin, j'observe de l'autre côté de la grille une très belle maison bourgeoise du XIXe siècle qui a des allures de château tellement cela semble grand. Le jardin n'est pas entretenu, il y a de grandes herbes, des arbres abîmés, la grille est rouillée mais il semble qu'il y ait des caméras aux quatres coins de la maison et devant la grille d'entrée. Je demande à mes amis qui habitent là. Ils ne savent pas qui est le propriétaire mais ils ont entendu dire que l'on cherchait un gardien pour les journées dans cette maison. Vu que cet été je ne fais pas grand chose je vais me présenter à cette maison. Je rencontre alors des domestiques qui s'affairent mais qui semblent étranges. Un gardien avec un chien mais qui a un regard perdu dans le vague et qui passe sa vie à faire le tour de la maison. Une bonne qui passe le balai. Les seuls personnes ? Celles dont je me rappelle oui mais je garde l'impression d'un monde qui grouille. L'impression d'une armée de domestique invisible qui s'active. Des ombres qui passent au fond des pièces. Je rencontre ce qui semble être le responsable. Il me dit en effet que l'on cherche bien quelqu'un ici pour garder la maison la journée. Mais pourquoi donc embaucher un gardien de jour alors qu'il y a tant de monde.
Il m'explique en quoi consistera mon travail. Rester dans une grande pièce qu'il me montre. Une espèce de salle-à-manger sans fenêtre (ça ressemble étrangement aux pièces qui sont dans huis clos de Sartre) avec une grande table et deux chaises. Le tout dans une décoration très feutrée, très bourgeoise. Il me montre les pièces où je dois aller faire un tour de temps en temps, une suite de salons, un bureau ou bibliothèque, la cuisine. En bref le Rez-de-chaussé. Mais interdiction de monter à l'étage et dans les pièces qui entourent la salle à manger. Pour aller dans les salons il faut reprendre le couloir. Et le soir venu, il me suffit de fermer les volets des salons, de la galerie et la grande porte d'entrée. Mais je dois laisser la petite porte d'entrée du couloir qui donne sur un des côtés de la maison ouvert. Le tout n'est éclairé que par une ribambelle de bougies. Je me demande comment, moi qui suis courageux, j'ai bien pu accepter de rester dans une ambiance si glauque. Ah oui j'oubliais c'est un rêve....
A partir de là les choses ne bougent presque plus. Elles sont un éternel recommancement. Je viens, je reste dans la salle-à-manger, je fais parfois un tour dans les salons, je ferme scrupuleusement les volets. Je sens une présence dans la maison. Je suis terrifié mais je continue mon travail consciensieusment. Au bout de quelques jours je ne vais plus travailler mais je reviens quand même le soir pour fermer les volets. Hier soir un détail c'est ajouté à mon observation. Il y a une cour intérieur qui est recouverte par une verrière. Il y a là aussi des volets que je ne dois pas oublier de fermer. Même la cour intérieur est cloisonnée. Il n'y a pas de porte pour y accéder, c'est comme une cour de prison. Mais pourquoi ce détail c'est il ajouté ? Parce que dans mon rêve je me suis senti mal à un moment, l'impression d'avoir failli dans mon travail, l'impression d'avoir oublier quelque chose. J'ai oublié de fermer les volets qui donnent sur la cour intérieur. Effrayé à l'idée d'avoir oublié ça, je demande à mon père de m'accompagner jusqu'à la porte d'entrée de la maison. Mon père tarde à venir. Et je me souviens qu'on m'a bien dit qu'il fallait que j'amène personne d'autre que moi même.
Et là je passe de l'atmosphère d'angoisse à l'angoisse même. Je me fais gronder par une voix parce que j'ai oublié ses volets. Un visage m'apparaît. Celui du propriètaire peut être, je n'en sais rien. Pour donner une idée la tête de ce monsieur ressemble à un Michel Simon dans La beauté du diable avec l'agressivité et la dureté de visage de l'homme en noir qui apprait à Jeanne d'Arc dans le film de Luc Besson. A partir de là je ne sai splus ce qui se passe car tout est confus, il y a du mouvement, de la violence mais je ne sais pas quoi. J'arrive à sortir de la maison et j'entends des rires affreux à l'intérieur de la bâtisse.
J'écris ceci en espèrant que ce mauvais rêve ne revienne pas et qu'il ne me fasse faire des crises d'angoisse à trois heures du matin.
13:35 Publié dans Moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





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