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08.07.2008

Wael

Il y a quinze jours de ça j'ai rompu une relation "amoureuse" avec Wael. Disons pluôt que c'était une relation à l'essai qui a duré trois semaines. Ce jeune tunisien à tout pour plaire: beau, gentil, affectueux (son nom siginifie "celui auprès de qui on se sent bien"), brillant puisqu'il est doctorant en économie. Et tout pour me plaire: tunisien (j'aime bien l''exotisme de temps en temps), cinq ans de plus que moi. Mais voilà si on se sentait bien ensemble on n'avait pas grand chose à partager (il aime le foot, pas moi. Il aime les séries américaines, pas moi. Il aime aller manger chez Mc Do, pas moi...). Et j'avoue que je m'en voulais car je suis un peu aller voir ailleurs pendant ce temps. C'est d'ailleurs là la preuve que je n'étais pas amoureux tout en éprouvant pourtant une grande affection. Finalement, et j'avoue que ça m'a un peu arrangé, c'est lui le premier qui m'a fait remarqué que l'on ne parlait presque pas lorsqu'on se voyait et qu'il n'avait pas envie de continuer. J'ai poussé un ouf de soulagment car si il y a bien une chose que je n'aime pas faire c'est faire du mal à quelqu'un. Or je ne savais pas comment il aurait pu réagir si moi je lui avais dis la même chose, ce que je comptais faire. Mais nous sommes restés bon copain car il voyait plus notre relation dans ce sens et j'avoue que ça ne me dérange pas dans la mesure où j'éprouve le même sentiment.

 Mais cette relation et deux discussion qui ont suivi, avec lui et avec mon amie Clémence m'ont fait prendre conscience de deux choses.

La première et la principale, c'est que l'homosexualité n'est pas une chose aussi évidente que ça. Elle n'est d'abord pas évidente à assumer. Wael m'a dit que dans le fond il n'assumait rien de son homosexualité et qu'il n'était pas prêt à vivre avec un garçon. Mais Wael m'a aussi rappelé, par ce qu'il a bien voulu me confier, que parfois "l'homosexualité" emprunte des chemins de traverse que l'on peut ignorer ou oublier et qui sont complexes. Finalment Wael m'a fait part de ses doutes quant à son homosexualité. Il m'a raconté qu'il se sentait très attiré pr les filles mais qu'il ne savait pas comment leur parler, comment tenter une approche. Et que se sentant attiré aussi par certains garçons il avait toujours eu des relations homosexuelles. Du moins est ce plus facile de passer directement à l'acte entre garçon qu'entre une fille et un garçon. Donc peut être a-t-il tout de même rééllement besoins de reçevoir de l'affection de la part d'un garçon (après tout il est capable de serrer dans ses bras un homme), de l'amitié et non de relations sexuelles et de couple. De nombreux hommes mariés semblent vivre ça: un attachement profond à leurs épouses mais le besoins de toucher, d'embrasser, d'aimer un homme. Pour ajouter un peu d'eau au moulin de ces quelques idées, ma petite Clémence, du haut de ces dix-huit ans m'a dit qu'il était absurde de parler d'homosexualité, d'hétérosexualité, de bisexualité. Il n'y a que des gens qui s'aiment. La belle affaire ! C'est un peu un raisonnement utopique, mais je me demande si elle n'a pas raison dans le fond. Et pour ajouter une dernière chose à cette prise de conscience ou plutôt ce rappel de conscience, j'ai bien l'impression que l'homosexualité n'est pas aussi simple que ce que veulent bien nous faire croire certains médias gays: quant on est homo c'est pour la vie, c'est pas un choix mais il faut s'assumer, etc... J'ai parfois l'impression qu'il y a autant "d'homosexualité" qu'il y a d'hommes et de femmes qui peuvent éprouver des sentiments de ce genre ! En fait tout simplement il y des milliards de façon d'aimer.

La fin de cette relation m'a aussi fait prendre conscience que quelque chose d'autre occupé mes pensée. Ou plutôt quelqu'un d'autre. Enfin une autre ou d'autres personnes. Je me couche et je me lève avec en tête le visage d'une personne et avec l'ombre d'un inconnu. Ne sachant pas trop si cette personne et cet inconnu ne sont pas une seule ou deux personnes ! Tout cela est perturbant et j'aimerais que cela cesse un jour... a bon entendeur salut...

Commentaires

Tu sais bien que cet inconnu n'est que l'ombre du visage que tu as dans la tête à ton réveil, sans doute parce que tu as dormi entre ses bras. Tu vois, je ne suis plus loin, puisque je suis dans ta pensée. Pourrai-je être un jour dans ton coeur? Pour toujours.

Etre un corps je suis d'accord
T'offrir mes bras pourquoi pas
Mon lit, Ok encore
Pour rire en salir les draps
Mais je crains que pour tout ça

Tu doives entendre je t'aime
Tu doives entendre je t'aime

Ecrit par : Jonathan | 08.07.2008

Je supposais bien que cette ombre et le visage avec lequel je m'endors ou me réveille se ressemblent. Mais le doute, tes non-réponses me font encore douter... si j'ai raison alors c'est que tu ne viens pas ici de manière si invisible que ça...

ça me trouble. Je ne comprends pas mais peut être que ça me touche.

Ecrit par : cyril | 08.07.2008

Quand nous allons bientôt nous rencontrer, sauras-tu me prendre doucement par la main et attirer ma tête sur ta poitrine sans me poser des questions auxquelles je ne pourrai pas répondre? Accepteras-tu d'apprivoiser ma timidité sans me tirer vers "tes terres où il fait si froid"? En tout cas, tu sais maintenant quelle est mon attente secrète: être tout contre toi, Cyril, longtemps, longtemps... Et pour cela apprendre à aimer l'autre pour lui-même.

Ecrit par : Jonathan | 11.07.2008

Je ne sais pas si j'aurais le courage de prendre ta main et d'attirer ta tête sur ma poitrine. Je ne sais pas si je pourrais apprivoiser ta timidité. Mais ne t'inquiète pas tu ne seras pas attiré là où il n'est pas bon de vivre. Si j'ai de l'estime pour toi, comme pour tous les gens que j'aime, je ne parle plus de mes doutes, de mes interrogations car personne n'en veut. Alors je me les garde pour moi.... Mais je continue à me demander, comme avec mes autres amis, quelle personne peut on apprendre à aimer si l'on ne veut pas des doutes, des faiblesses et des questions de cet être soi-disant aimé. C'est un paradoxe, mais l'amitié ou l'amour me font renfermé sur moi. Je suis toujours aussi chaleureux d'apparence mais mon coeur se ferme encore plus...

Ecrit par : cyril | 12.07.2008

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