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30.06.2008

Un mariage en perspective !

Ce soir un très bon ami, Jean-François m'a téléphoné pour m'annoncer deux bonnes nouvelles dont une qui m'a remplie de joie !

Jean-François a, enfin lui et sa femme Françoise ont, trois filles dont une qui est mariée. La petite dernière, 25 ans je crois, Alix, vit à Honk-Hong avec son petit ami et ils sont tous les deux cadres dans un grand groupe bancaire là-bas. Le jeune homme en question, David, qui est australien d'origine bavaroise (sacré mélange!), a pris secrètement l'avion à Honk-Hong jusqu'à Bâle. Arrivé à trois heures du matin à Bâle il a loué une voiture pour aller aussitôt jusqu'à Genève. A Genève il a pris l'avion pour Bordeaux. Arrivé à Bordeaux, il s'est rendu dans la maison de campagne de Jean-François. Et là ...

David a demandé la main d'Alix. Il a demandé à Jean-François et Françoise de lui accordé la main de leur fille !! C'est pas beau ça ?? Faire des milliers de km rien que pour demander ça ?? Et puis c'est un tantinet désuet, ce qui me ravi ! Mais c'est le gendre idéal ça: beau (oui oui je vous assure), riche, attentionné, et romantique !! Je vais finir par croire que ça cache quelque chose ! Et eux évidemment, sous le charme par ce cérémonial hors temps, ce qui leur correspond et leur rappelle leur éducation un peu passéiste, ont dit Amen dessuite.

Et voilà que le jeune homme est reparti le lendemain pour cette fois demander sa main à la jeune fille en question !!

Cette nouvelle m'a rempli de joie pour eux car se sont vraiment des gens extraordinaires, des gens qui malgré leurs grandes fortunes, leurs familles ont su rester d'une grande simplicité, d'un accueil chaleureux et d'une bienveillance pour tout le monde, sans exception ! Je les connais depuis trois ans, mais depuis trois ans ils m'ont toujours considéré comme un fils de leur maison. Il me suffit de leur téléphoner pour leur dire que je viens dîner et je suis accueilli à bras ouvert ! Et ils font partie des rares personnes (en fait se sont les seuls avec une vieille dame de ma paroisse) qui lorsque je les vois et que je n'ai pas le moral, je ne pense plus à rien, je suis complètement avec eux ! Je retrouve avec eux toute ma bonne humeur, mon humour, ma joie de vivre, mon moral ! Si moi je suis un peu de leur famille, eux ils sont vraiment devenu une seconde famille que j'aime, dans laquelle je me sens bien, même si il y a un sujet sur lequel j'aurais beaucoup de mal à parler (bah oui le moralisme catholique et bourgeois, surtout à Bordeaux, tiens encore bien le haut du pavé! au moins inconsciemment).

Maintenant, en attendant la réponse de la bien-aimée, il leur ne reste plus qu'à fixer une date ! Et il me tarde car je sais que l'on me "prendra dans les valises" car il semblerait que la jeune fille rêve de se marier en Italie. Allez savoir pourquoi en Italie... Il ne faut pas chercher à trop comprendre les pensées féminines qui sont souvent bonnes mais complexes, surprenantes et impénétrables !

29.06.2008

merci Jonathan

Vu que tu ne réponds pas aux mails, j'écris ceci ici...

Je suppose que c'est toi Jonathan qui m'a envoyé le film les chansons d'amour. Je te remercie infiniment ! C'est un film que j'aime beaucoup et qui est très touchant ( bah oui même quand on joue les gros durs et les insensibles on peut être touché!) ! Mais je serais curieux de savoir comment tu as eu mon adresse. Sauf si tu es qui je pense alors je comprends... à toi de voir... As tu eu mon dernier mail au moins ?

Et puis si c'est pas toi Jonathan, ben merci à la personne qui me l'a envoyé. 

Donc si vous avez l'occasion de voir ce film il est très bien même si certains penseront que moralement il est tendancieux: couple à trois, amour entre deux garçons et j'en passe...

26.06.2008

Ce matin

A 6h30 ce matin quelle ne fut pas ma joie de voir enfin le jour se lever après une heure et demi de route dans la nuit. Arrivé sur Monbazillac, je passais en contrebas du château du même nom. Dans le même temps un superbe soleil levant rendait la pierre grise de ce beau château du XVIe siècle de la couleur de l'argent avec des reflets blancs et dorés ! C'est dans ce genre de petits moments que vous ne regrettez pas d'avoir demander à votre patron d'embaucher deux heures plutôt que prévu, c'est dans ces moments là que vous ne regrettez pas de vous levez le matin pour aller bosser dur au soleil le restant de la journée. La vision de ce château enchanté m'est restée toute la journée au fond des yeux !

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Château de Monbazillac

25.06.2008

La lettre

Imaginez vous qu'un beau jour de printemps, saison à laquelle les bons et beaux sentiments s'éveillent, vous reçevez une lettre. Vous ne prenez pas garde à qui elle est adressée ni d'où elle vient mais vous vous empressez de la lire. Vous qui vous sentez seul depuis des années, vous qui vous ennuyez, vous qui ne vous aimez pas trop, vous lisez cette très longue lettre, disons pendant plusieurs mois. Oui elle est très longue c'est pas un sms de Me... . Peut être est ce une encyclopédie sur l'Amour ! C'est donc une lettre d'amour. Elle vous touche au plus haut point. Jamais on ne vous a parlé comme ça, jamais on vous a regardé comme ça. Votre vie était vide et cette lettre elle la remplit d'un coup de bonnes et saines choses. Vous avez l'impression d'être quelqu'un d'autre. L'mpression de pouvoir être quelqu'un et faire quelque chose de bien pour une autre personne. Mais voilà, car il y a toujours un "mais" dans les histoires, en arrivant à la fin de cette lettre vous reprenez l'enveloppe et vous relisez d'où elle vient et vous lisez à qui elle est adressée. "Maladresse de facteur" comme dirait ce cher Renan Luce. Cette belle lettre qui vous a remué le coeur, qui vous a fait tressaillir de joie n'est pas pour vous mais pour votre voisin !

Disons que c'est là l'Histoire de ma relation avec Dieu. Il m'a adressé une lettre, elle m'a rendu joyeux jusqu'à ce que je m'aperçoive qu'elle ne m'était pas adressée !

23.06.2008

Retour du Puy du Fou

Chaque année mon curé amène en voyage les enfants de choeur. Il y a deux ans: pélerinage à Assise, l'an dernier: voyage au parc Astérix. Cette année c'était un week-end au Puy du Fou, en Vendée. Et l'an prochain: L'Espagne certainement: sur les pas de Ste Thérère d'Avila et de St Jacques, le saint patron de notre paroisse. Et donc il m'a gentillement invité pour que je puisse accompagner un groupe d'enfants. Ca va la tâche ne fut pas lourde avec trois enfants de dix, onze et treize ans. Au Puy du Fou on m'a pris pour leur père. Je l'ai pris comme un compliments!! Et la plus jeune des trois "bestioles" que j'avais à garder, Maxime, m'a dit "tu es sévère mais gentil"... là je ne sais pas si je dois le prendre comme un compliment ou pas !

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Damien le soldat chrétien qui se bat dans les arènes contre les autres nations païennes. Impresionnante la course de chars ! On se prend au jeu !!
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tournoi de chevaliers à la bataillon du donjon

En attendant on a passé une journée formidable. Des romains aux chouans, en passant pas les vikings et les chevaliers ! Pour ne pas changer j'étais plus gamin que les enfants et j'étais autant émerveillé qu'eux devants les fiers destriers qui combattaient !! Et que dire de la Cinéscénie, le spectacle son et lumière du soir !! Superbe !! Bref merci Mr de Villiers d'avoir crée tout ça ! Mon coeur a vibré en voyant ses chers chouans qui se sont battus pour la liberté, ou encore Bonchamps qui sur son lit de mort grâcie les prisonniers républicains... ! Enfin si un jour vous passez par le Vendée allez y c'est vachement sympa !

Et tout cela accompagné par un beau soleil qui m'a permis de parfaire mon bronzage déjà bien entamé par mon petit boulot dans les vignes ! Et mon imbécile de mère qui lorsque je suis rentré du week-end m'a dit "mais tu as des mèches blondes!" . Ben oui !! On touche exactement là du doigt pourquoi je suis indifférent au sort de mes parents. Eux même se fichent pas mal de ce que je peux faire. Ma mère n'avais jamais remarqué qu'avec l'été je suis plus proche du blond que du chatain, et que mes yeux passent du noisette au vert (MDR, oui je suis un peu mutant sur les bords au soleil!). Quant à mon père il y a quelques semaines il a carrément oublier mon anniversaire. Et lorsque je raconte ce que j'ai pu faire, on m'écoute deux minutes et après on passe à autre chose. Après ils s'étonnent que je ne veuille rien leur raconter ! Je sais ça paraît bête mais pour moi tout ça est significatif.

19.06.2008

Rien à comprendre

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Alors là je n'ai rien compris !

En sortant du travail, je me gare en ville pour aller faire une course. Comme d'habitude je ne mets pas d'argent dans le parcmètre (oui je considère que l'on paie, enfin mes parents, assez d'impôts pour ne pas payer une place de parking, surtout pour vingt minutes. C'est mon esprit petit rebelle... enfin très petit !). La place devant moi est vide. Lorsque je reviens de ma course vingt minutes plus tard il y a une voiture à la place précedemment vide. Mais elle a gagné le gros lot. Onze euros d'amendes pour ne pas avoir mis d'argent dans le parcmètre. J'ai donc logiquement moi aussi une amende puisque j'étais garé là avant cette voiture. Ben non je n'ai rien. Mais la voiture qui est derrière moi et qui elle était là avant moi a elle aussi une amende !! Ca veut donc dire en toute logique que la police municipale est passée et a verbalisé la voiture devant moi et celle derrière !

Je voudrais bien que l'on m'explique car c'est incompréhensible... à moins que St Christophe m'aime bien :)... ça doit être ça....En attendant tant mieux je n'ai rien à payer :) !!

18.06.2008

une demande de prière

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En ce moment j'essai d'écrire un article qui sera pour moi important ici dans le sens où il explicitera un certains nombre de choses. Mais j'ai du mal à l'écrire pour tout un tas de raisons. D'où le fait que je n'écrive pas beaucoup en ce moment sur ce blogue. En attendant j'ai quelque chose de plus essentiel à vous dire. Hier soir un copain m'a demandé de prier pour un garçon de 22 ans qui s'appelle Maxime et qui a un cancer. C'est bien gentil de me confier des intentions de prière mais je n'arrive plus à prier depuis des mois. Donc ceux qui le veulent bien j'aimerais leur confier cette intention pour ce jeune homme.

Merci.

13.06.2008

des Evangiles

Ce soir je suis allé à la messe, de manière un peu obligée, enfin disons que je me suis fait prendre à mon propre piège. Chouette c'était Monsieur le vicaire épiscopale qui célébrait la messe. Même si il est trop moderniste pour moi je l'aime bien pour son humour ravageur, sa bonhommie et sa gentillesse proverbiale. Et il adore me taquiner et moi j'aime bien les gens qui me taquinent! Et pour une fois j'ai écouté la lecture de la messe (oui je sais je vais à la messe mais je n'écoute les lectures que d'une oreille distraite et j'écoute encore moins les sermons ! Tout ça est d'un ennui !). Et là j'avoue je me suis un peu fait retourné. Et je me suis rappellé qu'il y avait encore quelques passages des évangiles qui pouvaient me parler. Mais ne rêvez pas trop il n'y en a que deux en vue.

Matthieu, 5, 20-26

"Car je vous le dis: si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des Pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux. Vous avez entendu qu'il a été dit aux ancêtres: Tu ne tueras point; et si quelqu'un tue, il en répondra au tribunal. Eh bien ! moi je vous dis: Quiconque se fâche contre son frère en répondra au tribunal; mais s'il dit à son frère: "crétin!", il en répondra au Sanhédrin; et s'il lui dit "Renégat!", il en répondra dans la géhenne de feu. Quand donc tu présentes ton offrande à l'autel, si là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande, devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère; puis reviens, et alors présente ton offrande.   Hâte toi de t'accorder avec ton adversaire, tant que tu es encore avec lui sur le chemin, de peur que l'adeversaire ne te livre au juge, et le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. En vérité, je te le dis: tu ne sortiras pas de là, que tu n'aies rendu jusqu'au dernier sou."

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Saint Jean-baptise, sur le portail gauche de Notre Dame de Paris

Jean, 1, 19-28

" Et voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander:"Qui es tu?" Il confessa, il ne nia pas, il confessa:" Je ne suis pas le Christ."- "Qu'es tu donc? lui demandèrent-ils. Es-tu Elie?" Il dit:"Je ne le suis pas."-"Es-tu le prophète?" Il répondit :"Non." Ils lui dirent alors: "Qui es-tu, que nous donnions réponseà ceux qui nous ont envoyés? Que dis-tu de toi-même?" - Il déclara:"Moi? la voix de celui qui crie dans le désert: rendez droit le chemin du Seigneur, comme a dit Isaïe, le prophète." On avait envoyé des pharisiens. Ils lui demandèrent: "Pourquoi donc baptises tu, si tu n'es ni le Christ, ni Elie, ni le Prophète?" Jean leur répondit :"Moi je baptise dans l'eau. Au milieu de vous de tient quelqu'un que vous ne connaissez pas, celui qui vient derrière moi, dont je ne suis pas digne de dénouer la courroie de sandale." Cela se passait à Béthabara au-delà du Jourdain, où Jean Baptisait.

J'ai mis les passages en entier. Mais dans le premier ce qui me frappe le plus c'est le fait de se réconcilier d'abord avec ses frères avant de se rendre devant Dieu (voilà aussi pourquoi en partie je ne communie plus depuis fort longtemps). Quant au deuxième texte ce qui m'a littéralement transpercé le coeur et émut lorsque je l'ai lu pour la première fois c'est la parole de Jean "dont je ne suis pas digne de dénouer la courroie de sandale". C'est cette phrase qui m'a donné envie d'approfondir ma foi, c'est cette phrase qui pendant deux ans m'a donné envie de connaître et aimer Dieu. Mais pourquoi aujourd'hui la magie de ces mots n'agit plus alors qu'elle me touche toujours autant ?

10.06.2008

Le rebelle

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Baudelaire en 1855 par Nadar 

Le Rebelle

Un ange furieux fond du ciel,

Du mécréant saisit à plein poing les cheveux,

Et dit, le secouant : « tu connais la règle !

(Car je suis ton bon Ange, entends tu ?) Je le veux !

Sache qu’il faut aimer, sans faire la grimace,

Le pauvre, le méchant, le tortu, l’hébété,

Pour que tu puisses faire à Jésus, quand il passe,

Un tapis triomphal avec ta charité.

Tel est l’Amour ! Avant tout que ton cœur ne se blase,

A la gloire de Dieu rallume ton extase ;

C’est la Volupté vraie aux durables appas ! »

Et l’Ange, châtiant autant, ma foi ! qu’il aime,

De ses poings de géant torture l’anathème ;

Mais le damné réponds toujours : « Je ne veux pas ! »

Charles Beaudelaire, 1821-1867, Les Fleurs du mal, apport de la 3e édition

07.06.2008

philosophie de comptoir

Mercredi soir je suis allé boire un verre avec celui qui est mon plus vieil ami, et l'un des rares dont je crois être assuré de l'amitié: Stanislas. Ce jeune homme brillant (et tout le reste qui va avec: beau, intelligent, artiste, gentil, grande et bonne famille, excellente éducation... avec pour seul vrai défaut d'aimer parler de lui!) je le connais depuis le bac à sable. Nous avons fait toute notre scolarité ensemble: martenelle et primaire à l'école communale, collège et lycée dans l'enseignement catholique. Quinze ans passés ensemble presque tous les jours. Et pendant les vacances nous nous voyions encore puisque sa famille habite à deux cents mètres de chez moi. Notre séparation à dix huit ans, lui en prépa HEC à Toulouse et moi à l'université à Bordeaux, m'a fait prendre conscience combien il était quelqu'un d'important pour moi. Il est l'une des rares personnes avec qui je fais un effort de prendre du temps au téléphone: en moyenne une heure par semaine! Souvent bien plus !

Bref se retrouver est pour nous toujours un moment important. Et comme d'habitude nos conversations finissent sur de grandes questions. Nous parlions des métiers que nous voulions exercer plus tard et de savoir si ils nous rendraient heureux ou pas. Si j'arrive à faire ce que je veux faire moi je sais que je serais heureux. Depuis l'année ou j'ai appris à lire je veux faire le même métier, cere que métier est pour moi une vraie passion, comme une vocation. Lui il a choisi un secteur où il sait que ce n'est pas là qu'il sera heureux mais où il sait qu'il ira quand même travailler le matin avec plaisir. Bon en même temps nous disons ça mais peut être serons nous déçu tous les deux et tomberons nous de haut pour avoir trop idéalisé nos métiers.

Tout ça pour en arriver à la remarque que m'a fait Stanislas. Il n'a jamais été aussi heureux que lorsqu'il était enfant. Lorsqu'il se laissait porter par les événements. Lorsqu'il construisait des cabanes avec son grand-père et qu'il se sentait protéger par les plus grands. Lorsqu'il se contenter de suivre ce qu'on lui disait de faire. Lorsqu'il ne réfléchissait pas au sens de l'existence. J'espère ne pas tromper là son propos. Comme si finalement pour être heureux il fallait se laisser aller. Mais dans le cas de l'enfant il n'y a pas de vraie liberté puisqu'il ne choisit pas, on lui impose: une façon de vivre, une éducation, des valeurs. Et il peut se laisser aller car il sait qu'il y a de l'amour qui l'accompagne. Or on nous bouffe l'air avec la sacro sainte liberté (qu'elle soit républicaine, démocratique ou chrétienne). Si l'on nous parle constamment de ce "grand" principe c'est qu'il doit avoir une importance certaine tout de même. Mais dans ce cas comment concilier le fait de devenir un homme libre et le constat où l'on a l'impression, pour beaucoup d'entre nous peu être, de n'avoir jamais été aussi heureux qu'enfant? Alors je me suis demandé vu qu'en grandissant nos valeurs, notre éducation, ... peuvent s'étioler avec le temps, avec les rencontres, est ce que la liberté ne serait pas là pour nous apprendre, pour nous proposer de réapprendre, de nous réaproprier ces valeurs apprises enfant, en y prenant le moins superficiel pour redevenir comme des enfants qui se laissent guider par quelque chose d'extérieur ?

Mais dans le fond est ce que ce que nous avons appris s'éffrite ou bien s'enrichit? Ne dit on pas souvent que l'on change rarement l'éducation que nous avons reçu? Si je prends mon seul exemple: ma mère m'a toujours appris qu'il ne fallait pas faire aux autres ce qu'on ne voudrait pas qu'ils nous fassent (au passage l'une des rares valeurs évangéliques que j'ai reçu dans mon éducation). Et c'est là un des rares principe que je crois avoir et que j'essai de respecter. Est ce que pour autant ma façon de penser, ma façon d'agir a été enrichie par d'autres principes, d'autres idées ? Oui certainement. Mais est ce que cet enrichissement m'a pour autant permis de devenir libre ? Oui si je considère que je suis le seul de ma famille a être chrétien (même si je me refuse souvent, et de plus en plus cet adjectif). Mais alors si je reviens à ce que je disais plus haut, est ce que si je paraît comme étant libre est ce que j'arrive à me réaproprier ces valeurs de mon enfance pour être heureux comme je l'étais enfant. La boucle est bouclée mais avec une faille. La réponse est non ! Alors est ce ma façon de pense qui est fausse ou bien est ce qu'il y a un manque chez moi au niveau de l'enfance qui serait de l'ordre de l'absence de valeurs. Les deux solutions ne sont pas impossibles mais j'entrevois déjà une réponse quasi affirmative pour ce qui concerne un manque dans l'enfance. Reste à définir quelle(s) valeur(s) il me manquerait pour être heureux.

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