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30.05.2008

Réponse au Monsieur....

Monsieur,

je ne sais pas si j'ai vraiment pris votre commentaire comme une agression. Je vous concède que j'ai pu répondre séchement ou apparaître comme moqueur, mais c'est pour éviter un certains nombre d'arguments stupides que j'ai déjà entendu, genre les "pédés vont en enfer" (j'ai pas besoins des autres pour croire ça!), "il faut aller voir un exorciste"... Ce qui m'a peut être blessé est plus le fait que vous ayez perçu une chose ou deux dont je n'ai pas parlé et qui sont importantes... Si j'ai paru aggressif (ce que m'a dit un ami), je vous prie de m'en excuser ce n'était pas mon but. J'ai une légère tendance à m'emporter et malheureusement à réfléchir une fois l'acte posé...

Je conviens tout à fait que se taire est une action. Et je conçois le fait de me taire comme un moyen de ne pas agir et donc par là d'agir puisque l'inaction est une forme d'action ! Mais agir pour quoi dans ce cas? Pour cacher des choses, des choses que je vis et que je ne veux pas forcément vivre !

Je n'avais pas l'impression de parler autant de fêtes. Mais lorsqu'on écrit on manque souvent de recul. Donc si vous le dites je vous fais confiance. Savez vous que l'on peut être seul au milieu de la foule ? Oui je suis entouré. Mais cela ne signifie pas pour autant que les gens sont là quand j'ai en besoins, même si je sais évidemment qu'il ne faut pas utiliser les gens et ou les considérer uniquement comme des aides. Loin de moi cette idée là. Mais il est dur de se voir entourer et de se rendre compte que peu font quelque chose lorsqu'on en a besoin. Je ne crois pas que je confonde les notions de "philia" et d'"eros". Seulement il est vrai que j'attends beaucoup de mes amis. Plus que ce qu'ils ne peuvent donner peut être. Je suis très exigeant avec moi alors je le suis avec les autres. Et étant fils unique j'idéalise la relation fraternelle même si il me suffit de voir autour de moi que rares sont les relations fraternelles qui sont au beau fixe. Alors à travers l'amitié ce que j recherche c'est une fratrie, mais une fratrie idéalisée, j'en conviens.

Je crois que je suis assez loin d'écouter le "son de cloche" de la comunauté gay. Si vous voulez savoir je ne lis pas les magasines gays genre "Têtu" ni les livres concernant l'homosexualité. Ca m'emmerde profondément ! Je ne sais pas si les gays ont un objectif. Je crois sincèrement que le seul qu'ils ont, enfin ce que moi j'ai perçu en rencontrant les gens, c'est celui d'essayer de vivre le plus librement possible et essayer de combattre le rejet dont ils, on on, peuvent être victime au sein de leurs familles. Après peut être que le "vivre le plus librement possible" est faussé, ou mal défini. Possible mais là je n'ai pas essayé de comprendre cet aspect encore. Je peux vous dire que je suis contre le mariage gay et l'adoption. Non pas que les homos feraient de mauvais parents. Seulement j'ai personnellement renoncé à ce projet parce que je me dis que si Dieu avait voulu que des hommes aient des enfants sans les femmes, Il l'aurait permis naturellement. Je ne sais pas si l'argument est bon mais ce n'est que mon avis et mon impression immédiate. Quant au mariage je ne le conçois que comme un acte social et financier (d'ou aussi le fait que les mariages arrangés et les contrat de mariage qui engagent de l'argent entrent dans une logique qui ne me choque pas même si je n'approuve pas). Oui j'ai un confesseur mais il n'est pas non plus un grand soutien. Et lorsque je lui pose une question il me renvoit au Catéchisme de l'Eglise...

Pour ce qui est du dernier point que vous évoquez. Je suis là aussi en grande partie d'accord même si je nuançerais le propos. Je suppose que vous prenez une partie chez le sociologue Christopher Lasch. Du moins dit il la même chose. La société capitaliste actuelle divise pour mieux régner. Aujourd'hui on crée, même en Europe des communautés au sein des nations. Mais je ne crois pas qu'il y ait des gens derrières. Je crois que ce sont les conséquences naturelles d'un systéme économique que personne ne peut contrôler aujourd'hui. L'esprit de ce monde à reléguer à l'arrière plan la vie communautaire et politique au profit de la vie matérielle. Personnellement je ne demande pas que l'on mette en avant les homosexuels, d'ou aussi le fait que je ne sois pas un inconditionnel de la Gay Pride, mais qu'on me laisse aimer un garçon si je ne suis pas capable d'aimer une fille.

Sachez enfin que vous êtes ici le bienvenu et en toute cordialité, et que la contradiction est la bienvenue ! C'est ce que je préfère même si ça peut être douloureux, sinon ce blog n'aurait aucune raison d'être.

Jean et Seb, je suis désolé mais je ne vois pas ou ce monsieur parle d'anatrella ou évoque quelque chose qui a un rapport avec ce "Monseigneur"...

26.05.2008

à Paris !

Me voici donc à Paris depuis dimanche soir. Ma foi si vous voulez savoir le temps, ben il pleut :)!! Mais avec un peu de sourire le beau temps revient !! J'adore Paris ! Ca regorge de beaux garçons !! :) !! Mais comme je suis incapable de reconnaître un homo d'un hétéro et bien je souris à tout les garçons que je trouve beau ! c'est à dire presque tous...

Enfin voilà... la semaine s'annonce studieuse, bien obligé avec ce temps ! mais aussi chargé de rencontres ! enfin bon une bonne semaine en somme !

Tout le monde s'en fout mais je suis content alors je le dis ! :)

24.05.2008

Des précisions sur ce que je crois

Je pars pour Paris demain. J'y serais pour la semaine. Je ne sais donc pas si j'aurais le temps d'écrire quelque chose ici. J'essairais.

Mais avant de partir j'aimerais répondre ou préciser des choses sous forme d'article aux commentaires que j'ai pu avoir lorsque je me demande si j'ais perdu la foi. Je veux d'abord pour vous remercier pour votre bienveillance et l'amour et l'amitié dont vous me faites part par vos messages !  

Effectivement je suis blessé parce que dit l'Eglise, peut être d'abord parce que je ne le comprends pas, ou parce qu'il s'agit là d'un point de vue différent du mien et des aprioris que je peux avoir.  Mais mes doutes vis-à-vis de l'amour de Dieu ne viennent pas complètement de ce que je peux entendre de la part de l'Eglise. Disons que ce qu'elle dit n'est pour moi qu'un argument de plus, une preuve de plus de ce que je crois être l'absence d'amour de Dieu pour moi. Mais d'où me viennent ces doutes ? Au passage se sont là surtout des impressions, alors si des choses sont fausses intellectuellement pardonnez moi... 

Je crois qu'il me faut remonter quelques trentes années avant ma naissance pour comprendre ces doutes. Aussi surprenant que cela puisse paraître. Oui je sais tout ceci est peu "capillo tracté" (tiré par les cheveux). Tout commence donc dans les années 1960, dans un village de Dordogne. C'est dans ce village que vit ma famille parternelle. A côté de la propriété familiale, il y a une autre propriété. Ses habitants, Solange, Hervé et leur fille sont devenus des amis de la mienne. La jeune fille, Marguerte-Marie, enfin Maggy est une très jolie fille. Alors à la fin de l'adolescence mon père et elle semblent être amoureux l'un de l'autre. Seulement voilà, Solange ne semble pas voir d'un bon oeil cet idylle. Pourquoi ? parce que si sa famille comme la mienne sont paysans, eux sont plus riches et ont plus de terres. Alors mon père renonce. La jeune fille ne se marie jamais. Est ce voulu ? est ce un hasard ? je ne sais pas et cela appartient à Dieu. 

Les années passent, mon père fait un mariage heureux, je crois. Et je né. Les années repassent... Maggy et mon père semblent s'aimer tel un frère et une soeur. Et les parents de maggy sont comme une seconde famille pour mon père. 

Septembre 1997, j'ai onze ans. Un dimanche, alors que l'on est à table chez mes grands parents paternel, une nouvelle affreuse. Maggy a eu un accident de voiture deux jours avant sur la route qui Bordeaux-Bergerac. Elle est dans le coma. Ses parents laissent leurs ouvriers faire les vendanges avec l'aide des voisins pendant que eux font tout les jours deux cents kilomètres pour aller voir leur filles (et oui la légendaire solidarité paysanne existe toujours !)  Je ne comprends pas grand chose si ce n'est que ça doit être bien affreux. Je connais Maggy mais sans plus. 

Deux ans plus tard. J'ai treize ans. Pour la première fois de ma vie en été je travaille comme un grand. C'est dur mais j'en suis fier. Je travaille dans les vignes de Solange et Hervé. A partir de cette année là ou l'année qui suit je ne sais plus mais ça n'a pas d'importance, ils gardent leur fille chez eux. En effet Maggy n'est pas dans le coma, mais elle est ce qu'on appelle vulgairement un "légume". Il faut lui faire sa toilette, la faire manger. Elle ne bouge pas de son fauteuil roulant. Elle ne peut pas parler, ne peut rien faire d'autre que de regarder dans le vide. je suis impressioné. C'est la première fois que je la revois depuis deux ans. Elle me fait un peu peur. Je n'ose pas la regarder en face. Elle est à côté de nous à table, parce que son père lui donne à manger en même temps que nous dînons. Elle est en face de moi. Mon regard est attiré par cette femme handicapée et en même complètement effrayé. Tout les ans c'est la même histoire au même moment. 

Parallèlement me voilà à quinze ans. Je me prépare à la confirmation dans mon collège catholique, pour faire comme mes amis. Et pour "finir" comme dirait ma mère. Notre aumônier pour nous signifier notre engagement nous demande de prendre un engagement dans notre vie courante: aider aux tâches ménagères, ne pas se disputer avec frères et soeurs... N'allant jamais à la messe, je promet d'aller à la messe dans mon village quand elle y sera, c'est à dire trois fois par mois. On m'a appris à tenir ma parole, question de respect et d'honneur (on ne badine pas avec ça chez les paysans et les ouvriers !) . Alors je tiens. Au bout d'un an je continue à aller à la messe. Je suis le seul jeune mais j'ai découvert quelque chose. La commuanuté catholique de mon village, plutôt joyeuse et très accuillante. Pendant toutes ces années j'ai appris à regarder,à embrasser Maggy, à chaque fois que j'allais la voir avec mon père et que je la voyais en été.

Entre quinze et dix huit de  nouvelles voies s'ouvrent. Je prends conscience de l'existence de Dieu. De son amour ? à vrai dire là je n'en suis pas sûr. Je crois que depuis que j'ai eu mes premières expériences homosexuelles, alors que l'on ne m'a jamais parlé de sexualité à la maison, j'ai conscience ou du moins l'impression de vivre quelque chose de mal et donc en découvrant la Bible je met des mots sur ce que je considère comme mal: c'est le péché. J'étais triste mais là je deviens obsédé par ça. Je me crois condamné pour l'éternité, même si j'aime Dieu, même si je vois en Dieu quelque chose de beau et même si j'essai d'agir en bien autour de moi. Pourquoi je me suis mis à croire ? Déjà le fait d'aller à la messe régulièrement tout simplement. Mais je ne sais pas par quel mystère précis. Mais il faut aussi que j'y ajoute des exemples que je vois autour de moi. Solange et Hervé. Ils s'occupent à temps complet et de front à la fois de leur propriété viticole et de leur fille ! Une abnégation totale par amour pour elle. Et avec l'aide de Dieu. Tout les jours Solange qui a une foi de charbonnier dit son chapelet, fait dire des messes, prie saint Antoine, Sainte Rita... Elle va tous les ans à Lourdes avec le Rosaire. Oui tout cela paraîtra de la superstition et ridicule mais moi de les voir ainsi avec une telle foi, une telle espérance, me donne envie de croire. Me fait croire dans l'amour de Dieu. 

A dix huit ans j'ai mon permis. Je peux aller à la messe tout les dimanches à Bergerac. Puis me viens une idée. Maggy qui était si pieuse, ne peut plus communier depuis des années. Et ses parents ne prennent plus le temps d'aller à la messe (il faut dire aussi qu'elles ne courent pas les rues dans le quartier...). Alors je me décide à leur porter la communion presque tous les dimanches et de prier un peu avec eux. Un petit moyen de les aider. 

Octobre 2006. Maggy meurt à l'âge de cinquante ans, près de dix ans sans bouger, sans aucun progrès moteur. Je suis plus que touché. J'ai appris à l'aimer, même si on ne communiquait pas. Comme si elle avait été une tante dont j'avais essayé de prendre soin. Et de cet événement me vient le sentiment que Dieu m'a trahi. Le sentiment de ne pas avoir été entendu dans ma prière, dans mes implorations, dans les sacrifices que j'étais prêt à faire pour elle. Pourquoi n'a t-il pas entendu les prières de ses parents , les miennes ? Pourquoi n'ont ils aucune consolation  à leur malheur ?

Mais je sais que je ne peux pas me décharger complètement sur Dieu de tout. J'ai ma part de responsabilité dans mes doutes. Mais une part dont je peux me défaire. J'ai voulu voir en Lui un Dieu fort, capable de tout. Un Dieu qui aime et aide les "pauvres". Je n'ai rien vu de cela. Ou alors je dirais que j'ai l'impression que Dieu m'a fait miroiter un certains nombre de choses mais qu'Il les a retiré sons mon nez. Et puis je suis aujourd'hui à peu près certains d'avoir mis dans cette relation, beaucoup de la relation que mon père avait avec elle.  

Voilà donc d'où viennent en grande partie mes doutes, enfin ce qui est plus de l'incompréhension et de la colère. J'espère que c'est compréhensible. Navré pour la longueur.  

23.05.2008

Le Seigneur des anneaux parodié !

Hier sur "rezog" (pour ceux qui ne connaissent pas il s'agit d'un site de rencontre...), j'ai trouvé en lien cette parodie du Seigneur des anneaux réalisé pour les dernières élections législatives. C'est vraiment très drôle, même si parfois les personnages sont un peu mélangés ! A voir. Et revoir...

http://fr.youtube.com/watch?v=mYmSahNKLcA

Au passage à côté il y a de nombreuses parodies de ce film dont un certains nombre réalisées à partir du sujet de l'homosexualité sur les deux personnages de Sam et Frodon. Juste pour être sérieux deux secondes, là où moi je voyais une profonde amitié telle que je la conçois, à la vie à la mort, une amitié où l'on est prêt à mourir pour sauver l'autre, une amitié qui affronte le danger ensemble, qui ouvre sur le voyage, ...de nombreuses personnes voient de l'homosexualité entre les deux personnages ! Alors est ce que c'est moi qui suis naïf (ce qui est vrai au passage, ou plutôt aveugle) ou est ce que c'est notre société qui abuse des mots concernat l'homosexualités et qui voit tout sous le jour de la définition sexuelle ? Voilà de quoi écrire bien des choses...

Ais je perdu la foi ?

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ECCE HOMO, Philippe de Champaigne. Le seul tableau qui m'a ému

J'ai de plus en plus de mal à me dire, à me croire, à me sentir, à me penser comme chrétien. Oh je ne remets pas en cause l'existence de Dieu. La création est bien trop parfaite pour qu'il n'y ait pas quelque chose de supérieur derrière. Mais sorti de là, qui est ce Dieu ? Je ne sais pas. Et je crois que j'ai l'impression que je n'ai plus envie de le savoir. A quel Dieu est ce que je crois ? Ca je sais. Enfin je sais ce qu'il n'est pas pour moi: pas un Dieu d'Amour, pas un Dieu de miséricorde mais de pure justice. J'ai cru à ce Dieu d'Amour que l'on a voulu me montrer pendant des années. J'y ai cru pendant quelques années. Jusqu'à ce que j'ai la trouble impression de m'être trompée. De m'être fait trompé par Dieu lui même. L'impression d 'avoir été trahi même par Lui.

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église fortifiée sur le chemin de Saint Jacques entre Conques et Moissac, près de Lacapelle-Marival si mes souvenirs sont bons

Si je n'arrive plus à me penser, à me dire, à me croire, à me sentir comme chrétien, c'est encore plus vrai comme catholique. Depuis plus d'un an et demi je continues à aller tous les dimanches à la messe mais sans grande conviction. Je continues de me confesser régulièrement, trop peut être, parce que je suis bête et obéissant et qu'on me dit qu'il faut rester fidèle aux sacrements car avec le temps ça ira mieux. Il faut tenir bon. Ca ne me pose pas vraiment de problème je suis naturellement quelqu'un de très fidèle. Mais je ne me sens plus à l'aise dans cette église (mais encore moins dans les autres !). Je ne me trouve pas de places. J'ai cru pendant un temps que j'avais une vocation religieuse. Mais depuis le "fameux texte" de Rome sur l'interdiction d'ordonner des prêtres homosexuels, j'ai abandoné cette idée. Encore une fois par obéissance je me suis "soumis". Je peux admettre également que pour l'Eglise que deux hommes aient une relation sexuelle soit un péché. Je ne le comprends pas mais pourquoi pas. Mais là où je me dis que je n'ai pas non plus ma place c'est que même si je couche avec un garçon que j'aime ça reste un péché. En fait pour l'Eglise catholique, un homosexuel reste un pécheur même par amour. Alors j'ai l'impression de n'avoir aucune place.

Certes cette institution est tout ce qui a de plus humaine et donc faillible, certainement même la plus faillible car plus les hommes sont proches de Dieu plus ils sont faillibles dit on ! Ne serait ça pas là le principe selon lequel plus un homme est proche de Dieu plus il est attaqué par le mal ? Et comme dirait mon cher Mgr de Fénelon, "l'Eglise seule, malgré les tempêtes du dehors et les scandales du dedans, demeure immortelle. Pour vaincre elle n'a pas d'autre arme que la croix de son Seigneur". Ceci dit je ne me reconnais plus en elle. Moi qui pendant les années de ma "conversion" de 15 à 20 ans ait été un catholique fougueux, croyant que l'Eglise même si très imparfaite pouvait apporter quelque chose de bien et de beau à l'humanité, voilà que désormais je ne vois plus grand chose. J'ai l'impression que cette église dans laquelle j'ai cru est devenue comme une forteresse mais pas une forteresse chrétienne mais bourgeoise ou seul règne le puritanisme bourgeois !

20.05.2008

Le paradis perdu

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tympa d'une église sur le chemin de St Jacques entre Conques et Moissac

J’ai l’impression qu’en chaque homme il y a un goût certains pour le bon et le bien. Goût qui est plus présent et plus désiré que celui du mal. Même si parfois nous sommes, enfin moi en tout cas, plus souvent entrain de faire le mal que le bien, et qu’on a facilement tendance à voir le brin de paille dans l’œil de l’autre plutôt que la poutre qui est dans le notre, pour paraphraser un livre bien connu…


Malgré donc ce qu’on peut faire de mal, enfin ce que je peux faire, il nous reste ce goût sûr pour essayer de faire le bien autour de nous, avec plus ou moins de succès. Est-ce donc ça qu’on appelle parfois un petit reste de paradis perdu que l’on garde en nous, ce goût du bien et qui s’exprime aussi souvent à travers le beau? Est-ce pour ce désir qui est encré en moi du bien et du beau que je suis un éternel insatisfait ? Que je souhaite aller toujours plus loin, que je veux toujours repousser les limites du bien et du beau ? Que je voudrais être parfait, que je souhaiterais que tout soit parfait comme tout pouvait l’être à la création ?


Seulement justement est ce que tout était si parfait que ça à l’origine ? Si tout avait été parfait pour que l’on reste au Paradis, il n’y aurait peut être pas eu de serpent, ni de pomme. Donc Dieu n’a peut être pas tant crée que ça la perfection, du moins peut être à t-il mis un grain de sable pour faire en sorte que la machine ne soit pas routinière. Donc si Dieu n’a pas Lui-même créé la perfection, pourquoi est ce que je m’obstine à vouloir essayer d’être parfait ? En fait cette image de la perfection c’est moi-même qui me la créée. Mais comme me dirait François on ne crée pas ex nihilo.


Le mot « parfait » est un mot que j’ai souvent entendu de la bouche de ma mère, que se soit dans mon enfance ou aujourd’hui. « Tout est parfait », sous entendu tout est comme je le veux… alors est ce que c’est ça qui m’a en partie formaté à vouloir tendre vers un idéal de perfection ? Mais à partir de quoi j’ai nourri cet idéal ? Je ne sais pas mais ce que je sais c’est que dans le fond il est faux. Mais si je sais qu’il est faux alors pourquoi je m’obstine ? Même des gens que j’idéalisais je me suis rendu compte combien ils pouvaient être imparfaits et je sais les aimer malgré tout. En fait cet idéal de perfection n’a rien d’humain. Il a quelque chose de monstrueux, au sens premier du terme, c'est-à-dire ce que l’on montre. Le désir de perfection vise sûrement d’abord à se montrer aux autres, à être vu des autres. Mais pourquoi vouloir absolument être vu des autres ?


Alors faut il abandonner ce désir d’être parfait ? Comment l’abandonner ?

15.05.2008

essai de portrait

Comment dresser un portrait de Cyril ?

J'avoue que je ne sais pas trop. On a vu ma pomme. Mais une photo ne dit pas grand chose d'une personne. On peut toujours y jouer un rôle ! Comme dans un écrit d'ailleurs. Mais il faut bien connaître les mots, savoir jongler avec, pour pouvoir tromper son monde par eux. Et les gestes, les attitudes sont ils eux aussi trompeurs ? Eventuellement. On peut aussi ajouter les yeux à travers lesquels certains sont capables de comprendre beaucoup de choses. Moi j'en suis bien incapable. Toujours est il que se ne sont là que des éléments de portrait. On pourrait à partir de mots lus ou entendus chez une personne, à partir des gestes, de l'attitude ou encore des yeux d'une personne, faire un portrait. Mais ce portrait ne serait être qu'impressioniste. Chacun pourrait bien y voir ce qu'il veut ou peut, ou à peu près. Il y a aurait bien quelques formes générales communes mais le fond lui serait différent selon la perception de chacun.

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Il pourrait y avoir deux moyens de faire un portrait. Le faire selon mon "petit moi" et le faire selon le regard des autres. En fait celui par le regard des autres est profondément ennuyeux car ils m'idéalisent beaucoup trop. Si si je vous assure ! Il paraît que je suis le gars presque parfait. Et si j'ai bien suivi l'affaire on met un presque car je suis homo et se sont des filles qui disent ça !! Bon on n'est pas non plus obligé de les croire. Mais est ce que moi je suis tout autant capable de dresser un vrai portrait de mon "moi". Je crois. Bien sur il y a des lacunes. Des qualités que je refuse de voir ou des qualités que je prends pour des défauts. Mais dans l'ensemble je pense que c'est faisable.

Bon on se la faisait genre site de rencontre ?

Commençons par le moins bon et le moins intéressant les qualités !

Bon je suis honnête, sauf avec mes parents, je dis ce que je pense, je suis assez attentif aux autres, j'essai d'écouter les autres, de leur remonter le moral. Je n'aime pas mentir, sauf à mes parents et à moi même. Je ne suis pas fainéant (faut pas le dire mais j'ai eu mon premier boulot à l'âge de 13 ans). Je suis endurant (trop même au dire de certains :)), un peu sportif mais ça c'est pas une qualité sauf dans le milieu gay qui est superficiel alors je le dis. J'ai de l'humour, enfin je crois. J'essai toujours de voir d'abord et surtout les qualités chez les autres. Je sais faire et j'aime faire la cuisine. Je ne suis pas timide. Je suis capable de dire que j'ai tort. Obéissant aux autorités compétentes. Je ne juge pas les gens sans les connaître un minimum et même quand je les connais j'évite de les juger. Je suis propre (oui oui dans ma famille on considère ça comme une qualité). Je suis fidèle en amitié et en amour je suppose mais ça ne m'est jamais arrivé. Persévérant. Tenace. Je veux toujours faire de mon mieux. Le désir d'être libre.

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Bon passons au plus drôle, les défauts.

Je suis cynique (genre mon oncle a fait une tentative de suicide et j'ai dit à table: "il pourrait avoir le mérite de ne pas se louper, surtout pour la deuxième fois! Au moins on n'en parlera plus!" C'est du cynisme ça ou de la bêtise?). Quand je n'ai pas le moral et que je commence à le dire à quelqu'un je noie l'autre. Je suis pessimiste pour moi. Je suis complètement inconscient. Je suis un peu arnaqueur sur les bords mais qu'avec mes parents. Bah je prends une avance d'hoirie ! Je suis hyper naïf. Je suis gourmand (ce qui annihile les effets du sport !). Têtu (presque un pléonasme quand on est homo ! rigolez c'est une blague). Je me fais toujours l'avocat du diable et je défends toujours des positions indéfendables. Très influencable. Susceptible. Râleur. Impatient. Narcissique. Très vite découragé si je ne vois pas de progrès. Un peu contestataire. Révolté contre Dieu. Un peu con aussi ! Ah j'allais oublié le plus gros : je suis orgueilleux dans la mesure ou je veux toujours me débrouiller seul. Je suis un peu arriviste. Une légère tendance à rejeter mes fautes sur les autres, enfin sur Dieu. Légèrment superstitieux. Une légère tendance à l'autoflagellation. J'ai constamment besoin d'être rassuré. Je suis une vraie pleureuse. Très enfantin souvent dans mes réactions. Enfin enfant gâté plutot. Je me déconcentre à cause d'une mouche pendant les examens ou mes révisions ! Une forte propension à ne pas m'aimer voir me hair...

Bon j'arrête là car ça me fatigue et en plus j'ai l'impression d'avoir mis des choses dans les mauvaises cases ! Bon on s'en fout. Au moins ça donne un petit aperçu du personnage! J'ai quand même parfois l'impression d'avoir mis des choses étranges ...

12.05.2008

Pierre Soulages, des ténèbres aux Lumières

Il y a quelques semaines de ça, je reçevais chez moi à souper quelques amis. Nous avons parlé une bonne partie de la soirée d'Art. Et en essayant de défendre l'art contemporain j'ai eu comme une illumination. Je dis essayer de défendre car j'ai toujours tendance à choisir de défendre les causes ou les gens indéfendables, ce qui fait que je peux devant deux personnes différentes défendre deux positions opposées dont une à laquelle en générale je crois plus ou moins. Me voilà donc à défendre l'Art contemporain me disant habituellement que je n'y étais pas du tout sensible. En fait je crois que les sept ans d'Art Plastique que j'ai fait au collège et au lycée m'ont conditionné à apprécier l'art contemporain sans même que je m'en aperçoive ! Bref revenons en à mon "illumination".

Un de mes invités disait qu'il n'était pas sensible à l'art comptemporain car il faut toujours tout expliqué, pour lui les émotions n'y sont pas possibles. Je voulais lui démontrer que si ça l'était. Et j'ai donc pris l'exemple du peintre Pierre Soulages que je n'avais jamais particulièrement étudié. Mais c'est l'un des rares peintres que l'on m'a présenté au lycée et qui m'a attiré sans être pour autant capable de l'expliquer. Ceci dit j'ai commencé à lui donner des explications d'oeuvres de Soulages, me montrant au passage qu'il y avait donc bien besoins de quelques explications pour apprécier.

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Pierre Soulages et l'une de ses oeuvres

Mais j'arrive à l'essentiel, l'explication de ces oeuvres. Ces explications me sont venues en tête pendant la discussion. Je pensais en particulier à ces tableaux de Soulages qui sont entièrement noirs. Où la seule peinture utilisée est le noir. Pourtant par la technique utilisée, le noir qui par définition est l'absence de lumière et donc sans reflets donne des reflets et donc des nuances de noir ! Le noir ne devient donc plus absence de Lumière mais bien une couleur !

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Et là en moins de quelques secondes j'ai commencé à ne plus savoir où j'en étais. Des choses les plus sombres peut il rejaillir des reflets de lumières, et finalement des couleurs ? J'ai alors fait le lien entre ces oeuvres et ce que je pouvais vivre. Je pense en particulier à ma foi. Lorsque nous parlons de Dieu ou de foi plus généralement entre copains ou amis, j'ai toujours tendance à parler de ce que j'ai pu vivre, de ce que j'ai pu ressentir dans ma vie de chrétien, de ce que j'ai pu croire. Je dis "pu" mais je devrais peut être dire "peux". Lorsque je parle de tout ça je ne fais aucune nuance et je dis ce que j'ai vécu comme si je le vivais encore alors qu'il n'en n'est absolument rien. Il y a deux ans je ne doutais pas, je doutais de rien. Aujourd'hui je doute de tout: de Dieu, de l'Eglise, de moi. Il y a deux ans j'étais prêt à tout donner pour Dieu. Aujourd'hui je suis prêt à tout renier. Il y a deux ans j'étais prêt à fondre sur les gens pour leur dire "mais croyez bon sang", aujourd'hui je leur dis qu'ils peuvent croire mais que cela ne changera pas grand chose dans leur vie... Et donc malgré tout ce que je vis je prêche le contraire aux autres. Si moi je ne vois rien, les gens eux n'arrêtent pas de me dire qu'il y a quelque chose de ma foi, de beau, disent certains, qui transparaît et semble toucher certaines personnes. Ben tant mieux si c'est le cas mais moi je ne vois rien et mon coeur ne cesse de s'assombrir et de se perdre en vaines interrogations et turpitudes tant à mon sujet que pour ma foi. Bref pour revenir au point de départ, l'oeuvre de Soulages, j'ai bien l'impression que de ma vie un peu sombre sorte parfois quelques éclats que certains voient.

09.05.2008

Tomber sans fin...

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Il y a une chose que je ne comprends pas.

On m'a dit très gentillement ce soir, que Dieu ne veut pas le malheur de ses enfants. Soit. Le présuposé me paraît juste. Mais on nous dit aussi que Dieu nous laisse libre et que si nous tombons c'est pour apprendre à marcher. Soit. Jusque là rien d'anormal. Un père normal agit de la même manière que Dieu. Seulement avec Dieu nous tombons ou nous sommes suscebtible de tomber jusqu'au dernier moment, jusqu'à la mort. Or qui en tombant ne s'est jamais senti malheureux ? voir abandonné ? Et Dieu, faisant de la liberté quelque chose d'essentiel pour nous, ne va pas venir nous empêcher de tomber. Or un père, normalment constitué me semble-til fera tout pour empêcher que ces enfants soient malheureux. Dieu Lui semble donc bien préfèrer la liberté. Il est vrai que la liberté si elle est bien utilisée ne peut que nous rendre heureux. En ce sens je comprends que pour Dieu ça puisse être la chose la plus importante (rassurez vous je n'ai pas l'intention de penser à la place de Dieu!). Mais si notre liberté ne nous rend pas heureux car nous ne savons pas l'utiliser, alors pourquoi Dieu nous la laisse t-il? Dans ce cas il me semble que Dieu ne veut pas que nous soyeux si heureux que ça... Un père qui voit son fils jouer avec un couteau lui enlève des mains, ce dernier pouvant servir autant à faire le bien qu'à faire le mal.

08.05.2008

Les grandes vacances sont arrivées !

Voilà les derniers examens sont terminés, une partie de mon mémoire rendue, les grandes vacances sont enfin là ! Quatre mois de vacances que c'est bien la vie d'étudiant !!!! Mais non je vais bosser en réalité. Au moins trois mois : juin, juillet, août. En attendant le mois de mai sera tranquille. Quinze jours de repos, puis du 25 mai au 1er juin à Paris pour aller travailler. Et en Septembre une semaine de retraite en Normandie ! On y sera très vite !

En attendant je vais essayer d'écrire un peu plus régulièrement car j'ai un certains nombres de "découvertes" qui n'ens ont pas vraiment à partager !

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