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30.03.2008
A table...
Petite discussion ce soir à table avec mes parents...
Mon père dit " Mr Untel a sa fille gouine et son fils PD"
Ma mère "Quelle horreur, comment ça se peu ! quelle horreur !"
Et après certains s'étonneront que je ne m'aime pas ou que je n'aime pas mes parents? C'est la troisième fois, à chaque fois à table que j'entends ce genre de réflexion. La première était "comment peut on être pd, c'est monstrueux". Les deux autres foix "comment est ce possible, quelle horreur". "pd=monstrueux" j'ai entendu ça petit, je me suis donc entièrement construit ou à peu près à partir de cette phrase !!
J'écris ça maintenant car je trouve ça absolument insupportable...
21:20 Publié dans famille | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
Des mots...
Voilà bien longtemps que je réfléchis à ce que je vais écrire maintenant. Mais une semaine difficile avec, ou contre des amis, me donne l’envie d’écrire cet article. J’aimerais rejoindre ici un article de Jean qui regrettait que certains utilisent trop facilement le mot « fraternellement » à la fin des messages mais qui n’hésitaient pas à se jeter des anathèmes, à s’insulter ensuite sur les blogues. Remarque la vie fraternelle n’est pas forcément la plus gentille à ce qu’il paraît !
En fait j’aimerais savoir quel sens les gens mettent ils derrière certains mots qui me semblent essentiels. Je pense en particulier au mot « ami ». Oui je suis pénible avec ça mais c’est le seul thème qui donne un sens à ma vie dans la mesure ou je n’ai ni frère ni sœur. Et c’est derrière ce mot que certains ont toute leur place dans mon cœur.
Mais qu’est ce que moi-même je mets derrière ce mot ?
Qu’est ce que j’attends d’une amitié ? Si un ami n’a pas les mêmes attentes que moi est ce que ça reste un ami ? On va m’objecter que l’amitié est gratuite qu’elle est un don. Soit. Mais que donne t-on ? Est-ce que l’on donne ce que l’on veut bien, ou peu donner ou est ce que l’on donne ce que l’autre veut recevoir ? Je dirais même, plutôt que ce qu’il veut, c’est ce dont il a besoins.
Mais au fait pourquoi je dis ça ?
Cette semaine, deux soirs d’affilé je me suis fâcher avec un ami. Le premier soir il m’a blessé mais à vrai dire je n’en connais plus la raison. Je sais juste qu’il était fatigué. Le deuxième soir nous nous sommes fâchés au sujet de lettres que je lui ai envoyé. Je le harcèle de questions auxquelles il essai gentiment de répondre mais parce que je n’arrive pas à accepter ses réponses je ne cesse de le contredire et surtout je le fatigue à revenir toujours aux questions premières comme si il n’avait pas répondu. C’est comme si par ces questions je voulais le mettre à l’épreuve. Il y a des questions ou seul moi peut répondre, il y a des questions que j’exprime mal, il y a des questions auxquelles personnes ne peut répondre. Je sais que dans ces remarques, qui ne sont pas forcément des reproches en plus, il a raison
C’est comme si, je parle pour mon cas à moi évidemment, j’avais de grands besoins d’amitié, affectif et donc aussi de grandes exigences, tant pour moi que pour les autres. Et c’est comme si les autres essayaient de m’offrir ce qu’ils peuvent mais ne pouvant faire plus On ne peut en effet rarement donner ce que l’on n’a pas.
Ce même ami me disait, et dans le fond il n’a pas tort, que si je n’arrive pas à être combler par ses amitiés, alors que je devrais prendre chaque morceau d’amitié que me donne les gens, de façon à ce que ce tout me comble. Le problème, pour reprendre la pensée de mon ami L., c’est aussi, paradoxalement, comme si je désirais un seul grand ami, celui à qui je peux tout donner, et celui de qui je veux tout recevoir. Mais n’est ce pas là courir après de veines chimères ? Même en ayant un petit ami, est ce qu’il pourrait me donner tout ce dont j’ai besoins ? Je n’en suis pas sur. Je crois que je suis un « ogre » qui absorbe toutes formes de sentiments qui passent, et que je les engloutis comme si j’étais affamé et jamais rassasié ! Résultat je n’ai jamais assez de preuves qui me montre les bons sentiments des gens.
Désolé, tout ce que j’ai écris n’a pas beaucoup de sens, ni de suite logique mais j’ai beau essayé de tourner ce problème dans tous les sens, j’arrive tout juste à trouver des mots pour exprimer ce que je ressens.
16:14 Publié dans De l'amitié | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26.03.2008
Recherchons...
Bon pour une fois je vais faire en sorte que ce blog soit utile ! Genre petites annonces (Mais pas comme celles de Dubosc et de Semoun!!) ....Après tout qui ne tente rien à rien , et qui sait un miracle.... les voies du Seigneur sont impénétrables ! Bon ce préambule absurde passé revenons en aux choses sérieuses.
Je recherche, enfin nous puisque nous sommes trois, un T4, avec trois chambres dans le centre ville de Bordeaux. Nous avons pour budget moyen 900 euros. En quartiers nous visons larges: de la Barrière St Genès aux quais des Chartrons pour ce qui est d'Est en Ouest et pour ce qui est vers le Sud, nous pouvons aller jusqu'à Saint Augustin ! Mais avec une préférence pour l'hyper-centre: Victoire-Jardin Public... Dans l'idéal il faudrait qu'il soit disponible à partir de début juin, éventuellement mi mai. Que dire de plus ? Ah oui nous sommes trois sérieux ! Un garçon ( moi même pour ceux qui ne suivent pas l'histoire) et deux jeunes filles. Je précise car il paraît qu'une collocation de garçons fait fuir les propriétaires !) Nous sommes tous les trois étudiants. Nous ne fumons pas, nos appartements actuels sont tous propres (je précise car quand je vois ce que nous visitons il y a de quoi avoir peur !) et nous payons nos loyers (c'est pas négligeable ça !).
Et tant que j'y suis je lâche mon studio. Donc si ça intéresse quelqu'un: barrière d'Ornano, station de tramway devant l'immeuble. 4e étage avec assensseur. 20 m2 environ pour 400 euros mais avec cuisine équipée et une belle vue : sur l'Hôpital (c'est sympa il y a des hélicos qui passe mais je veux pas voir ce qu'ils transportent !), vu sur le stade Chaban-Delmas, sur la caserne Xaintrailles et sur les toits de Bordeaux (on voit tous les clochers du centre ville!). Quand il faut beau c'est très sympa. Il y a aussi une terrasse. Au plus tard il sera libre début juin !Possibilité sans frais d'agence.
Une des filles avec qui je vais être lâche aussi son appart. Un T2, à côté du Grand Théâtre, 470 euros par moi je crois. Appart refait à neuf il y a 4 ans, au quatrième étage. Grande chambre, cuisine/salon, salle de bain. Compter frais d'agence en plus.
Je met ça là en plus de toutes mes autes recherches. Parfois le bouche à oreille marche mieux que le reste !
20:44 Publié dans Moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.03.2008
Au soir de Pâques
Que je suis d’abord bien incapable de croire que Dieu s’est fait homme et est mort par amour pour moi. Je suis incapable d’avoir confiance en Lui. Pâques me laisse d’une froideur assez ahurissante.
Que je suis incapable d’offrir à mes amis ce dont ils ont besoins, que se soit l’écoute, l’attention ou l’affection. Et que peut être dans le fond je ne suis pas capable d’aimer mes amis autant que je le voudrais ou autant que je le dis.
Que je suis insupportable avec ces mêmes amis, ce que ne devrait pas être un ami. Mais peut être que j’idéalise l’amitié au même titre que j’idéalise l’amour entre deux personnes et que donc forcément lorsque cette amitié ne correspond pas dans les faits à ce que l’on attend cela fait mal. D’ailleurs qu’est ce que j’attends au juste dans une relation d’amitié ou d’amour? Je n’en sais strictement rien. Encore une idée de laquelle il faut que je me défasse.
Que je me rends compte que je veux aimer tout le monde mais que je n’y arrive pas forcément et qu’il faut que j’accepte que tout le monde ne puisse pas m’aimer.
Que je veux être aimé mais que lorsque certaines veulent me montrer qu’ils ont de l’affection pour moi j’ai du mal à l’accepter.
Qu’il faut que j’accepte de ne pas être aimé comme moi je le désir mais suivant ce que les autres veulent et surtout peuvent me donner. Je n’ai pas à exiger mais à attendre tout simplement.
Qu’il faut que j’accepte que certains de mes amis aiment d’autres personnes, ou même Dieu, plus qu’ils ne peuvent m’aimer. Après tout je ne me gêne pas moi pour en aimer d’autres !
Que je suis toujours autant orgueilleux dans la mesure ou je veux tout faire tout seul. Que je suis assez bête pour ne pas beaucoup comprendre ce que l’on veut bien me dire surtout lorsque il s’agit d’une main tendue.
En résumé que je suis bourré de contradictions incroyables, comme si je voulais que personne ne me comprenne. Mais si je pouvais moi-même me comprendre !
Et que finalement tout ça me rend bien triste. J’ai l’illusion d’avoir perdu du temps en ayant essayé de croire en l’Amour de Dieu, que je perd du temps avec des gens que j’aime mais pour lesquels je suis incapable de faire quoique se soit.
PS : François tu es prié de ne pas dire qu’il s’agit là de mépris de soit même ou je ne sais quoi mais que je ne fais que dire ce que je ressens et ce que dont j’ai eu l’impression que certaines personnes m’ont fait ressentir. Ce sont donc des choses qui ne peuvent pas être prouvées scientifiquement. C’est de l’ordre du ressenti.
14:09 Publié dans Moi | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22.03.2008
Prière de Saint François d'Assise
Que l'on ne me demande pas pourquoi j'ai mis ça je n'en sais rien. C'est juste une prière que j'aime ainsi que la photo.
Seigneur,
Faites de moi un instrument de votre paix.
Là où est la haine, que je mette l'amour.
Là où est l'offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l'union.
Là où est l'erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l'espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
Faites que je ne cherche pas tant à être consolé que de consoler,
D'être compris que de comprendre.
D'être aimé que d'aimer.
Parce que
C'est en donnant que l'on reçoit,
C'est en s'oubliant soi-même qu'on se retrouve
C'est en pardonnant qu'on obtient le pardon.
C'est en mourant que l'on ressuscite à l'éternelle vie.
12:29 Publié dans prière | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.03.2008
Jeudi Saint
Voilà qu'aujourd'hui j'avais du temps à perdre !
J'ai d'abord passé une heure et demi à l'office des ténèbres chez les dominicains. Une heure et demi d'absence !! Non sauf les cinq premières minutes puisque le frère prieur qui a une voix superbe a entonné la plainte de Jérémie (aux spécialistes : je ne me trompe pas ?). L'air était absolument superbe. Très oriental comme tout le répertoire réécrit par André Gouzes. L'impression pendant un cour instant d'être je ne sais où mais pas ici. Ca faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé ! Mais alors après ! On a chanté neuf psaumes (je sais encore compter même en étant absent) mais je suis bien incapable de dire quoi. Neuf textes ont été lus mais je suis bien incapable de dire quoi ! Je crois que j'ai chanté mais sans faire attention à ce que je chantais. Lorsque je ne chantais pas j'avais les yeux dans le vague, je ne sais même plus à quoi je pouvais bien penser.
Et ce soir rebelote ! Une heure et demi de passé à la messe du Jeudi Saint ! Je me suis même endormi pendant l'homélie. C'est à dire que je n'ai pas compris le début du sermon alors j'ai décroché. Je me suis réveillé lorsque ce cher dominicain a commencé à dire que l'Eglise vivait d'une charité tourné vers les autres et non pour soi ! En gros il faut être saint pour les autres et non pour soi ! Et que cette charité donnée aux autres, pour l'Eglise et de l'Eglise vient aussi du don que font certains de leur vie à Dieu : les prêtres ! Je ne sais pas si c'est tout à fait ça mais c'est ce que j'ai compris. Bon là aussi la messe, les chants, tout était très beaux. Mais je me suis ennuyé penant une heure et demi. Je crois que j'ai un peu regardé ma montre. Une fois Jésus mis dans le reposoir je me suis échappé. J'avais envie d'échapper à cette foule (oui chez les dominicains de Bordeaux, l'église est grande et des gens sont debouts malgré les chaises ajoutées à chaque messe. A chaque fois que je vais là bas un Dimanche j'ai l'impression que la France est catholique à 100%. bref...).
Enfin tout ça pour me dire que aujourd'hui j'ai perdu plus de trois heures dans une église. Et je ne sais pas pourquoi. Je me demande bien encore à quoi cela peut il bien me servir d'aller prier (enfin je ne prie même pas, j'écoute vaguement ce que l'on chante) ? Et puis je n'ai toujours pas compris pourquoi Jésus lave les pieds de ses apôtres. Moi je serais un peu comme Pierre. Ou il ne lave rien ou il lave tout !
22:12 Publié dans De profundis, Dieu, Moi | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
19.03.2008
"Chers Zoizeaux"
Hier soir ce fut soirée théâtre. Un ami qui est à l'IEP de Bordeaux (Institut d'Etudes Politiques pour ce qui auraient oublier) joue dans l'atelier théâtre de son école. Ayant donc été invité et invitant moi même deux amis nous nous sommes retrouvés devant un programme que je qualifierais d'assez particulier: Chers Zoizeaux de Jean Anouilh. J'avais déjà vaguement entendu parler de ce nom (d'ailleurs je me demande si au collège je n'avais pas travaillé un morceau de l'une de ces pièces, bref..) mais je ne connaissais pas. (Au fait C.-A. si je venais à faire une erreur en écrivant tout ceci n'hésite pas à me corriger !). Enfin un bon moment où l'on a bien rit !
La mise en scène déjà était assez originale me semble t-il dans la mesure ou un certains nombre de scènes était entrecoupé par des chants (très rock j'adore !), par des scènes de mimes, de jonglages. Je suppose que c'était pour utiliser au maximum et au mieux les talents différents des élèves présents.
Mais venons en à l'histoire. La scène se passe en 1976, chez un écrivain de romans de gare comme on dit. Sa famille vivant à ses crochets il est ruiné et est obligé de toujours réécrire afin de satisfaire les besoins matériels de chacun.Tout ce petit monde a été élevé dans une grande liberté comme cela se fait chez les bourgeois dans ces années là ! une fille qui a trois enfants mais qui refuse de s'en occuper pour préfèrer aller manifester pieds nus (enfin lorsque les photographes sont là !) entre la place de la Bastille et la place de la Nation en faver des enfants zombas et qui veut faire la grève de la faim jusqu'au repas du soir, un gendre intello de gauche venant d'une famille bourgeoise traditionnelle, obsédé par le sexe qui villipende la vie de consommation mais qui profite allégrement de l'argent de son beau-père et qui couche avec des jeunes filles de 15 ans sous pretexte qu'il a une âme d'enfant, un fils qui sort tout les soirs et qui rente bourré à chaque fois et qui rackette son père, une fille qui a eu son bébé à même pas quinze ans avec un vieux moniteur de ski en Suisse, deux domestiques qui ne ressemblent pas à des domestiques, une ex-femme qui milite au MNF (Mouvement National des Femmes je crois) pour l'avortement mais qui refuse de voir que la jeune fille au bébé est sa fille, qui a fait une carrière de théâtre parce que son mari a bien voulu payer les metteurs en scène, le mari de cette dernière, millionnaire, vendeur d'aspirine qui arrose d'argent les mouvements gauchistes et qui croit fermement avoir un talent décrivain, une jeune fille au pair allemande naïve, trois petites filles (celles de la première) mal élevées et insupportables et enfin le fameux père qui n'aime personne dans sa famille, qui écrit pour faire vivre tout ce petit monde. Bref un ramassis de gauche caviar qui ne sait pas vraiment ce qu'il veut !
Finalement les deux seuls personnages honnêtes dans cette histoire ou à peu près conscient de la bêtise de leur vie sont le père (qui visiblement n'a pas su élever ses enfants un minimum normalement) et le riche "vendeur d'aspirine" Duplesssis-Morlet qui a bien conscience qu'il n'a rien d'autre à donner que de l'argent. Et c'est notamment avec le père, par ses réflexions que l'on voit le sens que l'on peut donner à cette pièce : comment utiliser la liberté. Ou quelque chose dans ce genre. Il est clair qu'ici Anouilh dénonce l'hypocrisie de chacun vis-à-vsi de ces grands choix "moraux" mais qui sont incapables de les assumer et de les mettre en pratique pour eux mêmes. Je pense en particulier à Mélusine l'actrice qui milite au MNF, qui est pour l'avortement, qui dit à tout le monde qu'il faut avorter mais qui elle même a été incapable de le faire. Je pense aussi au gendre Archibald, intello de gauche, qui est plus un névrosé et un obsédé sexuel qu'un intello ou encore à sa femme qui rejoint des amies pour manifester mais qui y va avec un chapeau, des gants, des chaussures à talons, bref le parfait attirail de la bonne bourgeoise réactionnaire !
J'ai l'impression que l'auteur a cherché à comprendre comment la liberté pouvait être utilisée alors même que nous avions reçu une éducation et donc comment utiliser cette liberté vis-à-vis de ce conditionnement. Parce que cette mère de trois enfants qui trompe son mari sans cesse, alors qu'elle cherchait une "maison" stable en se marriant, et qui manifeste dans les milieux de gauche est elle vraiment libre lorsqu'elle fait tout ça dans la mesure ou toute sa vie elle a vu son père tromper ses femmes et dans la mesure ou son mari ne cesse de la tromper également et de s'occuper plus de ses combats politiques que de sa femme ? Dans quelle mesure dans une telle situation une personne est libre de bien agir ou mal ? D'ailleurs est ce que leur vie est si mal que ça ?
Donc si le père et Duplessis-Morlet nous font poser des questions sur les contradictions entre nos comportements et ce que l'on désir au fond de nous, entre ce que l'on dit et ce que nous faisons, il n'en reste pas moins qu'il n'y a pas de réponses sur le comment utiliser cette liberté. Ni d'ailleurs sur le pourquoi de cette liberté.
08:23 Publié dans théâtre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
15.03.2008
Toujours du Marie Noël !
Bon je vous promet c'est le dernier extrait que je mets ! Après vous n'aurez qu'à vous procurer cette oeuvre superbe si ça vous dit ! Elle en vaut le coup !
" " Pour moi, je veux donner à ce dernier autant qu'à toi. Ne m'est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux?" (Mathieu, 19-20)
Quel maître, aujourd'hui, oserais dire cette parole du Seigneur ? J'entends les cris, l'émeute...
"Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi." Injustice...injustice...
Ceci est une histoire divine. La miséricorde divine a mieux à faire que de compter.
Si c'est une histoire humaine...
Qu'est il arrivé au Père de Famille après qu'il eut congédié et payé selon sa grâce - non selon la justice - les tâcherons de la journée qui s'en furent en murmurant ? Le Père de Famille sortit le lendemain de grand matin afin de louer de nouveau des ouvriers pour sa vigne. Mais il n'en trouva point sur la place. Il sortit vers la troisième heure, mais il n'en trouva pas encore. Il sortit vers la sixième heure, vers la neuvième heure et n'en trouva pas d'avantage. Enfin étant sorti vers la onzième heure, il en trouva un grand nombre et il leur dit : "pourquoi venez vous si tard ? Pourquoi vous êtes vous tenus toute la journée à ne rien faire sans vous présenter à la louée ?
- C'est, dirent-ils, que vous donnez le même salaire pour le travail d'une heure que pour celui du jour entier. Et qu'il nous est plus avantageux de gagner un denier en travaillant une seule heure que de porter pour le même prix le poids et la chaleur du jour..."
Histoire de notre temps... histoire humaine. "
11:46 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Voilà ce que ça donne du Marie Noël
"De Moïse qui n'est pas Dieu, sont sorties la honte de la chair, les impuretés, les souillures. De Moïse sont sortis les purifications, les voiles, les refoulements, les hypocrisies. De Moïses est sortie la Loi qui sans cesse salit et nettoie... qui lave l'extérieur du plat et le dehors du sépulcre.
Le Christ, notre Seigneur, nous a affranchis de Moïse. Mais nous sommes restés imprégnés de la vieille angoisse juridique. Et les peuples, mangeurs de Bible, portent des habits plus clos, des yeux plus secrets et des turpitudes mieux cachées que les autres.
Je songe au peuple d'Athènes si clair, si serein, si joyeux.
Et au petit Pauvre d'Assise si joyeux, si franc, si libre."
Marie Noël (1883-1967)
00:23 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13.03.2008
Encore Marie Noël
J'ai une très mauvaise manie lorsque je lis un livre c'est de corner les pages qui me parlent ou qui m'apprennent quelque chose d'important pour ensuite pouvoir le recopiersur un petit cahier (oui déjà un truc de vieux célibataire!). Mais avec ce livre de Marie-Noël dont je parlais hier, ça m'est impossible !! Arrivé à la page 50 j'ai corné toutes les pages !!!!!! J'ai donc renoncé à cette pratique momentanément. Je comprends Ben que ce livre soit devenu ton livre de chevet !!
Dans chaque page il y a quelque chose qui me parle. C'est pire que chez Green. Il y a là quelque chose du même acabit. Du désir de bien faire à la maladresse, du désir d'aimer mais dans l'incapacité de le faire. Du désir de reçevoir de l'amour mais dans l'incapacité d'en reçevoir ou l'absence de chance qui fait que l'on passe toujours à côté. Du désir de passer par la grande voie mais à se retrouver dans la petite pour aller vers Dieu.
En lisant ces pages je vois bien qu'elle souffre, qu'elle a souffert, qu'elle attend beaucoup, qu'elle donne beaucoup sans avoir pour autant l'impression de reçevoir. Qu'elle traverse une véritable nuit de la foi, où elle n'espère plus. Mais je suis très gêné de voir ça car j'ai l'impression de lire des choses que j'ai pu écrire à des amis ou pour moi, des choses que j'ai pu dire lors de discussions. Et ce qui me gêne c'est que si je pense tout ce que je pense d'elle et que j'arrive à écrire et dire comme elle c'est que je vis quelque chose de semblable. Or je refuse de penser que je suis si malheureux que ça, ou que je puisse paraître comme tel. Je refuse de voir si je donne ou pas aux autres quelque chose. Je refuse que l'on me donne. Je refuse d'attendre quelque chose de Dieu. Je refuse de donner quelque chose de moi à Dieu.Et puis je me dis que je n'ai pas le droit de traverser une nuit de la foi comme elle. La nuit de la foi c'est pour les élites de Dieu.
Pourquoi ? je ne sais pas encore. Enfin si je vois quelques réponses d'ordre psychanalytique mais ce n'est pas suffisant ! Par modestie ? certainement pas ou bien ce ne serait que de la fausse modestie. D'ailleurs tout cela ne serait il pas de la fausse humilité ? Après tout je parle de tout ça dans ce blog. Si j'étais réellement humble je ne parlerais pas autant de moi, et pas de cette manière. Est ce que je ne cherche pas à justifier des choses à travers tout ça ? Mais quoi ?
15:24 Publié dans Lecture, Moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note










