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31.01.2008
Le portrait de Dorian Gray
Il y a quelques semaines de ça, passait à la télévision un dimanche soir, Le portrait de Dorian Gray. Film tiré du roman éponyme d'Oscar Wilde et réalisé en 1945. Mais voilà je me suis endormi au milieu de la première scène ! J'ai donc du le trouver en dvd. Bref tout ça pour dire que ce film est aussi superbe ! Je ne connais pas encore le roman, mais si quelqu'un connaît cette oeuvre de Wilde et le film, pourrait elle me dire si l'Histoire est semblable ou l'intérprétation cinématographique très diifférente ?
Encore une fois je ne sais pas si je dois tout dire, car ce qui m'a le plus marqué, ce qui je trouve donne une grande valeur et explique tout c'est la fin du film !!
Bon pour un petit résumé. Dorian Gray est un très beau jeune homme (d'ailleurs le film il est vraiment très beau !!) héritier d'une grande fortune, dont le portrait est réalisé par un de ses amis, Basil Hallward. Alors qu'il pose pour son ami, il fait la connaissance de Lord Henry. Mais Lord Henry a la particularité pour seule ambition et ultime plaisir dans la vie, d'observer et infleuncer les autres. C'est ainsi qu'il arrive à démontrer à Dorian Gray, qu'il devrait profiter de sa jeunesse pour pour VIVRE !! Refusant d'abord cette option, Dorian fini tout de même par mettre le bras dans l'engrenage des plaisirs. Il devient cynique, monstrueux, ... Ah au fait un détail, insignifiant au passage: Dorian, lorsqu'il prend conscience de la beauté de son portrait et donc de lui même se dit qu'il préfererait rester jeune et que le portrait viellisse à sa place. Mais n'a t-il pas réalisé son premier exploit cynique et destructeur sur une jeune femme que son portrait change. Simple impression ? oui au premier abord. Mais non finalement. Le sourire du portrait n'est plus le même, plus aussi angélique. Dorian fait alors cacher son portrait dans une ancienne salle d'étude dont lui seul à la clef. Au fur est à mesure de sa vie dissolue, le portrait change... du sourire angélique il passe à un visage dont ressort la pourriture de l'âme. Alors que lui même, vingt ans plus tard garde son visage angélique, affable. Au passage le portrait est très impressionnant !! Mais c'est sans compter, sur une histoire qui boulverse toute la donne. Comme par hasard c'est encore une Histoire d'Amour !
Je suis très tenté de raconter la fin... elle me parle tellement. Oui ? non ? oui ? non ?
Bon non... Ici aussi, comme dans Faust il y a une étude symbolique très forte à faire. Notamment sur le coeur du mystère: le tableau et la pièce dans laquelle il est enfermé. Cette fameuse pièce était une sorte de salle de jeu et de classe pour Dorian. L'oeuvre horrible prend donc place au milieu des jouets, de l'écritoire, des soldats de plombs, des dès.... L'horreur gardée par l'innocence. Dorian reste jeune alors que son âme est vieille et meurtrie.
Je crois que le fond de cette histoire pourrait aller dans ce sens: ce qui sauve, ce qui protège le mal, ou du mal c'est l'enfance, c'est la pureté. C'est bizarre mais j'ai toujours l'impression de tourner en rond dans ma façon de penser et de voir les choses....
14:39 Publié dans film | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
29.01.2008
Faust
J'ai eu la joie hier de regarder un classique du cinéma sur les bons conseils d'une connaissance amicale (et après on me dira que je n'écoute pas les conseils !). Il s'agit de Faust, de Friedrich Wilhelm Murnau, réalisé en 1926. Voilà ça c'est les références pour les puristes et autres cinéphiles en tout genre ! Ce film appartient à la veine expressionniste allemande. Faute de moyen, pou rivaliser avec le cinéma américain, les allemands utilisent le symbolisme. Les sujets concernent souvent la folie, les troubles mentaux, les trahisons ou des sujets spirituels. Avec l'arrivée au pouvoirs des nazis, de nombreux cinéastes se réfugièrent aux Etats-Unis, influençant durablement le cinéma en général.
Le film, comme tout ce qui parle de près ou de loin de Faust s'inspire d'une légende imprimée à la fin du XVIe siècle en Allemagne. Mais l'originalité de ce personnage est qu'il peut être toujours adapté, interprêté de manières différentes ! Il change au grès des interprètes et des des époques. Visiblement, il exista un Faust chez les grecs, mais le thème est surtout là pour évoquer le pacte avec le diable. Au passage Faust a vraiment exister. Né vers 1480, il serait mort vers 1540. Il parcourut l'Allemagne centrale, exerçant ses talents de charlatan. Il se dit astrologue et les plus grands parmi lesquels un évêque vantent ses mérites. Alors qu'il exercé une influence néfaste sur les enfants auprès de qui il a été nommé maître d'école, il a été dénoncé par un bénédictin humaniste. D'autres humanistes emboitèrent le pas au bénédictin pour condamner Faust. A sa mort, que l'on suppose violente, une foule d'anecdotes et d'histoires courent sur lui ! A côté des légendes populaires, les luthériens, autour de Philip Mélanchton développe cette histoire pour en faire une légende édifiante. Bon désolé d'étaler ce que je sais, mais je ne veux que vous partager ce que je viens moi même de découvrir et que je trouve fascinant ! (le lien ou j'ai trouvé ces quelques informations avec plus de détails tout aussi intéressants : http://sites.univ-provence.fr/wagap/faust.htm ) (au passage je lançe une souscription: j'ai trouvé une édition de la légende de Faust du début du XVIIIe siècle: 280 euros en enchère.. donc si quelqu'un à de l'argent à ne savoir qu'en faire qu'il me fasse signe !! mdr)
Ce film est vraiment superbe ! Une musique superbe et qui a un rôle essentiel film muet oblige, des jeux d'ombres et de lumières magnifiques et à certains moments un humour irrésistible (je pense en particulier à la scène de charme entre la tante Marthe et Méphistophélès). Faudrait il résumer le film ? Et si on le résume faut il tout raconter ? Choix cornélien d'autant plus absurde que tout le monde connaît ce film !! Juste au passage, il y a une erreur, à mon avis, sur la pochette du dvd. Dans le résumé on nous dit que Faust vend son âme au diable contre le pouvoir de rester jeune. En fait la première raison qui pousse Faust à vendre son âme et son profond désir d'aider ses prochains qui meurent de la peste. Il n'a pour seul désir alors qu'il est vieux de trouver un remède pour soigner les mourants.
Mais qu'est ce que ce film peut nous apporter ? Oui comme tout art, les films ont une utilité, celle de nourrir l'âme. Qu'ai je pu retenir ? qu'est ce qui peut me faire avancer ?
Déjà dans l'introduction du film, le dialogue entre l'ange et le diable nous rappelle que le monde appartient à ce dernier. L'homme est conduit par l'avidité (de pouvoir, de richesse, de jeunesse, de gloire, ...), mais dans le fond de son âme et de son coeur il est bon car il aspire à la Vérité. Le diable lui fait tout pour corrompre les hommes. Il envoie la peste sur la ville où vit Faust. Là les habitants se retrouvent entre deux positions: faire pénitence car il s'agit d'une punition divine ou profiter de la vie pour le peu de temps qu'il reste à vivre. N'est ce pas d'ailleurs souvent les seuls choix qui nous sont proposés ? Pourtant on sait que d'autres choix peuvent être faits mais on ne sait pas les faire.
Dans un excès de désespoir Faust jette ses livres. "Ni la foi, ni le savoir nous seront utiles. Tout es mensonge!" Il en appel à Méphistophélès.
Faust vend son âme au diable, c'est un fait. Mais il le fait par amour des autres. Le diable lui promet tout pouvoir si il lui vend son âme. Faust pense avant tout à avoir assez de pouvoir pour trouver de quoi soigner ses concitoyens.Il avance donc vers le mal mais dans un but de bien. Avons nous le droit de passer par un plus grand mal pour un plus grand bien ? Il semblerait que non... Alors qu'il cherche à soigner une mourante qui tient fermement la croix entre ses mains, Faust prend peur, il ne peut tenir les yeux fixés sur elle ! Si l'on agit de la sorte ne pouvons nous plus regarder Dieu ?
Un autre fait que j'ai retenu est lié au fait que Faust, alors qu'au bout d'une journée il pourrait choisir le bien et résilier son contrat, il préfère le continuer. Pris dans la tournante infernal des plaisirs, il profite de sa jeunesse comme lui avait suggérer le malin. Il ne voit pas les conséquences et la portée de ses actes. Oui la jeunesse est d'abord faite d'illusions, de moments où l'on croit que tout nous appartient et le temps n'a pas de temps. D'ailleurs le diable dit lui même "la vie est charmée par la jeunesse". Mais comme touts les charmes ce n'est qu'une illusion, superficielle qui vise à posséder. La jeunesse, alors qu'elle est éphèmère devient le bonheur suprême. En choisissant de garder sa jeunesse, Faust devient l'esclave de Méphisto, inversant ainsi les rôles initiales.
Enfin la dernière chose qui m'a marqué dans ce film est la relation entre Faust et Gretchen. Il tombe amoureux de cette jeune femme, pieuse, vertueuse, chaste. Par des moyens maléfiques, Méphisto permet à la jeune fille de tomber sous les charmes de Faust et ainsi de perdre ses vertus. L'abandonnant à sa condition, sous l'influance de Méphisto, Faust se rend compte quelques mois plus tard qu'il a été lâche et qu'il l'a rendu malheureuse. Elle a eu un enfant de lui. L'enfant meurt. Condamnée pour infanticide, Faust qui l'aime toujours, cherche à racheter son erreur. Alors qu'elle est sur le bûcher, Faust se jette, alors qu'il est redevenu vieux, non parce qu'il a rompu son pacte mais parce qu'il maudit sa jeunesse, sur les flammes. Gretchen le reconnaît et comme pour seul pardon et acte d'amour et le regarde avec un sourire merveilleux !!!!
Maudit par son pacte, Faust est finalement sauvé pour l'éternité. L'ange rompt le pacte. L'ange explique le mot qui a permis de rompre cet acte: "le mot qui, dans son allégresse retentit à travers l'univers. le mot qui apaise les douleurs et tous les chagrins. le mot qui expie tous les péchés des hommes: Amour"...
Voilà ce que j'ai pu saisir de ce film magnifique. Je n'ai sûrement pas saisi toute la dimension symbolique car j'ai naturellement tendance à rester à ce que je vois au premier abord. Ou si j'en ai saisi une partie on doit pouvoir aller plus loin. Si je suis sur d'une chose c'est que je préfèrerais une version ou Faust est damner ! Ca correspond fondamentalement plus à ce que je crois ! Mais bon certains pourront alors se dire que si Faust est sauvé, alors d'autres pourront l'être aussi ! Après tout quoi de pire que de passer un pacte avec le diable ?
Ce thème a beaucoup à nous apprendre comme me l'a très bien montré la personne qui m'a parlé de tout ça, et comme j'ai pu le voir moi même. Ce n'est donc qu'un début !
Quelques extraits:
http://fr.youtube.com/watch?v=ylZDkRB_zcs&feature=rel...
16:16 Publié dans film | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
28.01.2008
deux petites histoires drôles !
Le mari enfile alors son déguisement et s'en va, tandis que la femme va se coucher.
Après avoir dormi un peu, elle se réveille en pleine forme. Elle décide alors d'aller rejoindre son mari à la fête, mais comme elle est un peu soupçonneuse, elle se dit qu'elle va le surprendre en se déguisant avec un autre costume que celui qu'elle avait prévu.
Dès son arrivée à la fête, elle repère son mari : il est en train de danser avec une fille, puis encore une autre, puis une autre encore. Elle veut en savoir plus, et voir jusqu'où il est capable d'aller.
Le mari rentre un peu plus tard.
Lorsqu'il se couche, sa femme lui demande: 'Alors Comment était la fête?
Il répond : 'Ce n'était pas drôle sans toi chérie'.
Il répond : 'Non je t'assure. Quand je suis arrivé, il n'y avait pas d'ambiance, alors avec quelques gars qui étaient là, on a décidé d'aller jouer aux cartes au bistrot voisin...
- les Anglais, opiniâtres et flegmatiques.
- les Japonais, travailleurs et patients.
- les Italiens, joyeux et romantiques.
- et quand vint le tour des Français, il dit : ceux-là seront intelligents, honnêtes et sarkozistes.
S'il est sarkoziste et intelligent, il ne sera pas honnête.
Et s'il est intelligent et honnête, il ne sera pas sarkoziste.
13:00 Publié dans Drôleries | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26.01.2008
La Grâce
Une connaissance amicale, que j'apprécie beaucoup, j'en profite pour le dire ici (il ne faut pas attendre pour dire aux gens qu'on les apprécie ou qu'on les aime...) m'a envoyé un article tiré du journal Sénevé, de l'aumônerie catholique et protestante de l'ENS et de l'Ecole des Chartes. Il s'agit d'un article sur la grâce dans l'oeuvre de la philosophe Simone Weil. Comme toujours lorsque je lis je passe plus de temps à me poser des questions et à chercher des contradictions plutôt que lire et apprécier. Je vais essayer de résumer, enfin paraphraser, cette très bonne lecture, au mieux, et faire part de mes questions.
Dans la philosophie de Simone Weil, la grâce est une notion importante car elle est le moteur du processus de décréation , but ultime de l'existence. Le monde serait régi (c'est à dire qui détermine le déroulement de la nature) par deux forces opposés: la pesanteur et la grâce. Dieu se serait retiré du monde après la création et aurait "confié tous les phénomènes sans exception aux mécanismes du monde."Pour le coup Marx aurait raison, les sociétés humaines, les êtres humains vivent en fonction de rapports de force. Mais Marx oubli quelque chose d'essentiel: la grâce. Elle est "secrète, silencieuse, presque invisible, infiniment petite mais décisive." Mais la grâce ne peut être définit car elle ne peut être comprise par l'intelligence. Elle appartient à un autre monde, celui de l'Amour. "Si on en fait un objet on l'abaisse.". Essayer de la définir se serait limiter son importance dans une pensée humaine. Mais si on ne peut la définir, on peut en voir les effets ! Pour preuve de l'existence de la grâce, Weil prend pour premier explication notre propre intelligence. "Le plus ne peut sortir du moins dans l'ordre de la valeur". Donc l'idée de la grâce ne peut avoir été forgé par notre seule intelligence. Pour deuxième explication , ou preuve de cette existence, est le beau. Le beau est présence réelle de Dieu dans la matière, comme dans l'eucharistie. La beauté est vraiment une incarnation de Dieu. C'est donc une forme de la grâce qui vient chercher l'homme et séduire sa chair pour l'attirer à Dieu. Le contact avec Dieu n'est donc plus intellectuel mais physique. Mais cette descente respecte note liberté, il faut notre consentement. Mais cette descente ne peut avoir lieu que dans un coeur préparé, vide, un coeur "décréé".
Dieu est inacessible, hors d'atteinte, il est dans une autre dimension que dans le réel. Mais nous nous pouvons tirer notre attention, notre désir vers lui. C'est alors seulement que le désir vient saisir l'âme et la lève. Mais encore faut il que l'homme soit vide, transparent pour laisser la grâce agir librement. Mais accepter un vide pour l'homme est un effort surnaturel. Donc seul la grâce peut permettre à l'homme de faire cet effort. Donc elle à la fois moteur et fruit du processus de décréation. Pour Weil, l'Histoire du Salut nous invite à cette décréation, au retour au non être pour accueillir la grâce. Lors de la création, Dieu aurait renoncé à être tout. "La création pour Dieu, n'a pas consisté à s'étendre mais à se retirer. Il a cessé de commander partout où il en avait le pouvoir" . "un acte de renoncement. Il a vidé de soi un partie de l'être." De même dans l'Incarnation "Dieu s'est vidé de sa divinité". Et pour reprendre l'idée des pères de l'Eglise elle dit "Dieu s'est fait homme pour que l'Homme soit fait Dieu."
La grâce vient imprégner notre vie quotidienne, elle lui donne valeur et sens. Ce n'est pas seulement une expérience personnelle. Elle doit être repercutée en obligation, en engagement, en pratique dans l'existence concrète de chacun. L'amour de Dieu ne peut être séparé de l'amour du prochain. Dans l'allégorie de la carverne, de Platon dans la République pour ce qui ne se souvienne pas, la contemplation du soleil n'est que l'avant dernier stade. Le dernier est le moment ou le philosophe revient pour chercher les autres. Pour autant Weil pose la question, peut on aimer son prochain sans l'intervention de la grâce ? Non dit elle car la sympathie du fort pour le faible est contre nature ! "Dans l'amour vrai, ce n'est pas nous qui aimons les malheureux en Dieu, c'est Dieu qui aime les malheureux en nous". C'est une imitation de l'Incarnation et de la Passion.La grâce implique que la vérité existe en elle même. Elle ne repose pas sur nous, est autre que nous, qu'il faut passer au delà de notre possible pour l'atteindre et que c'est grâce à elle si nous le pouvons.
Plusieurs choses me sont apparues en lisant ce texte. Je vais essayer de les livre pêle-mêle, mais de mon mieux.
La première chose me vient lorsque Weil nous dit que l'on ne peut définir la grâce, se serait la rendre objet.Donc vouloir définir et rendre objet quelque chose cela voudrait dire que l'on peut le posséder. Mais peut on définir quelque chose sans pour autant posséder ? Notre esprit est limité, même si ses capacités de raisonnement sont bien plus grande que ce que l'on peut imaginer. Il a donc besoins de connaître les choses de manière claire pour pouvoir les apprécier. Je conçois que vouloir définir la grâce, la vérité, tout ce qui touche à Dieu ou Dieu lui même, c'est limité sa grandeur à notre petit esprit mais peut on aimer Dieu sans le connaître, sans essayer de le voir ? je ne le crois pas. Et si on Le définiti, peut on dire pour autant qu'on le possède ? Je ne crois pas car on ne peut pas possèder Dieu. On ne fait que réduire sa beauté à notre petite condition d'humain.
La deuxième question m'est survenue lorsque Weil dit que la beauté est une incarnation de Dieu. Mais comment voir ce qui est beau ? quels critères ? Puis elle nous dit que la grâce descend séduire la chair de l'homme. Mais qu'est ce que cela siginifie ?
La troisième question vient de cette petite phrase "Dieu s'est vidé de sa divinité". La formulation est belle mais qu'est ce que cela signifie ? Si Dieu s'est vidé de sa divinité alors Il n'est plus Dieu ? Quelque chose est il toujours la même chose si il est vidé de sa substance ? ou au moins de ce qui fait son intérêt ? De fait un objet est matière il ne peut donc être vidé de sa matière à moins qu'il ne soit détruit. Mais Dieu appartient il à l'ordre de la matière ? je ne crois pas, sauf si il'on considère l'Incarnation. Donc une idée, un esprit peut il être vidé de ce qui le remplit ? Je ne crois pas car les idées, l'esprit, la conscience sont immortels. Les rêves encore plus ! D'ailleurs existent ils (la pensée, lesidées, les rêves) ?
Enfin la dernière question est venue lorsque Simone Weil nous dit que la sympathie du plus fort pour le plus faible n'est pas naturel. Donc l'Homme serait naturellement mauvais ? Je n'ai pas franchement envie d'y croire ! Si il est bon c'est juste que c'est la volonté de Dieu ? et notre libre arbitre de faire le bien alors ? donc cela veut il dire que notre libre arbitre est influencé par la grâce ? donc est ce que cela reste la liberté ?
18:40 Publié dans Dieu | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22.01.2008
euh... ça marche ?
Connaissez vous le phénomène des dames blanches ? Un phénomène de ce genre à pu être filmé. Dans le lien si dessous, on peut en voir une ! Regardez bien et suivait des yeux la voiture ... c'est surprenant, c'est le moins qu'on puisse dire. Mettez le son, car il y a aussi des bruits étranges...
12:28 Publié dans Drôleries | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
Encore lui et moi...
Hier soir en sortant de mon premier partiel, je suis allé à la messe de Requiem pour Louis XVI au Christ Rédempteur avec une amie. Lui y était. Je m'en doutais, et dans le fond je n'espèrais que ça. Je me suis mis derrière lui et de l'autre côté de la nef, pouvant ainsi l'observer, pouvoir voir son beau visage... Mais à la sortie de la messe, je suis parti le plus vite possible je tenais à aller aux complies chez les dominicains.
En sortant de ce dernier office, je lui ai envoyé un message laconnique: "la messe était belle...". Pourquoi lui dire ça ? Sûrement parce que j'espèrais qu'il me réponde. Je voulais lui parler, sans lui parler. Oui je sais c'est compliqué, c'est du Cyril... bref...
Il me répond "mais tu n'es pas resté me dire bonjour... on se voit demain quand même. Bise". "Non je ne suis pas rester car je voulais aller aux complies. Et je ne pourrais pas venir demain soir car je dîne avec mon père spi.". Deux seconds après je lui envoi un autre message: "Et puis avais je la force de te parler ? Je ne sais pas, j'ai honte de ce que je t'ai dit et de ce que j'ai fait...".
En rentrant du cinéma, il me répond: "je sors du cinéma, tu te prends trop la tête Cyril, je te plains mais ne suis gêné ni choqué. Il ne faut pas me fuir mais apprendre l'amitié. Bises." . "Oui je sais que je me prend trop la tête. Je suis que je suis trop compliqué. Tout le monde me le dit. Mais que veux tu je suis fait de cette espèce: les gens chiants qui compliquent ce qui est déjà très compliqué. L'amitié... je n'y crois plus. C'est un mot qui n'est pas pour les gays. Pour nous il n'y a pas d'autre issu que la sauvagerie, la bestialité, le Q. Et tout ceci n'est qu'une impasse et comme toute impasse elle débouche sur la mort, au moins celle de l'âme. Toi tu as eu la chance d'avoir au moins un garçon qui t'aimait..."
"On a seulement 20 ans, alors prends patience et savoure ce que tu as". "Dis moi ce que j'ai alors ?" . "Tu as ta jeunesse, tes compétences, ta santé, ton charme. Beaucoup peuvent t'envier". "La jeunesse n'est qu'une illusion dont l'idéal se fane. Mes compétences: je suis nul dans à peu près tout. Mon charme: certes mais avec l'âge il est inutile, ce n'est que narcissisme et ça amuse la galerie... je te laisse il y a un beau gars qui tourne". (Ben oui j'étais en train de draguer, chercher un bon coup pour quelques minutes... mais il ne s'est rien passé. Je suis passé deux fois devant un beau trentenaire, mais je ne me suis pas arrêté. Pourquoi ? je n'en sais rien !). "Je suis un gros con, je ne suis même plus foutu d'aller avec un gars. Je ne crois plus en Dieu, je ne crois plus en l'amour, je ne crois plus en l'amitié, je n'ai pas d'espèrance dans un salut ni quoique se soit d'autre, je ne prend aucun plaisir à baiser partout et avec n'importe qui n'importe comment.. bref rien qui ne me rattache ni ici ni au ciel."
" Tu veux venir parler avec moi, appelle moi !" "Nonje n'ai pas ce courage. Au rand des défauts il faut aussi ajouter la fierté mal placée et la lachêté ! Désolé d'être aussi dur mais je ne fais que te livrer ma pensée, et mon âme, pleine d'orgueille."
Voilà. Je me demande pourquoi j'ai passé la soirée à lui envoyer des messages alors que j'avais dit que je ne voulais plus lui parler en privé.Je dois être vraiment masochiste. Je pense à lui toute la journée. Je n'ai qu'une envie me jeter sur lui pour le serrer dans mes bras. Mais en même temps j'ai envie de le haïr, si je pouvais de le tuerais. Je sais tout ceci, ses phrases, ce comportement sont des gamineries, encore une fois digne de l'adolescence. Mais que voulez vous, je ne suis pas autre chose qu'un enfant. Un enfant gâté pourri, qui a à peu près tout ce qu'il veut, avec des gens qui se sacrifient pour lui, autour de lui, mais que lui dédaigne...Comme tout enfant, à la fois machiavélique, prêt à écraser les autres, mais aussi paradoxalement voulant ce qui a de plus beau, de plus haut, de plus vrai. Envie de jouer avec le feu.. Certains m'ont dit que ce garçon était narcissique (plus que moi ? et ben...) et qu'il était toxique pour moi. Selon ces mêmes personnes, il ne serait pas malheureux de sentir que je suis dépendant affectivment de lui et qu'il ne m'encourage pas à être libre. Autrement dit, rester avec lui, s'est choisir de rester attaché. C'est choisir l'enfer, c'est choisir la souffrance. J'assume. Je n'arrive pas à penser et à faire autrement. J'ai besoins de lui. Mais à la première occasion que je pourrais le faire souffrir, je n'hésiterais pas une seule seconde ! Oui je sais ce genre de relation est pernicieux, et inhumaine (ou justement peut être trop humaine...).
Et puis est ce que je crois vraiment tout ce que je lui ais dit ? est ce que je n'en ai pas rajouté peut être dans le but de le blesser ? c'est certains. Mais je crois quand même une bonne partie de ce que j'ai pu dire.
11:20 Publié dans Aimer | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
20.01.2008
Le président est mort, vive le président
http://fr.youtube.com/watch?v=udFMQ4KjuEU&feature=rel...
Exceptionnel !!
09:37 Publié dans Drôleries | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.01.2008
Marre d'aimer !
Oui j'en ai marre d'aimer sans raison ! La haine à ceci d'avantageux c'est que l'on peut toujours dire pourquoi on hait quelqu'un ou quelque chose. On me dit "l'amour n'est pas compréhensible, on ne choisit pas". Merci ça je m'en étais bien rendu compte ! et c'est là que ça m'énerve ! Je ne choisis tellement pas que je tombe toujours amoureux de garçons qui eux ne m'aiment pas... si comme ami ! Ils ont tout ce qu'il faut, ils sont parfaits ! Mais eux ils s'en foutent de moi.
En plus moi j'essai de les respecter dans leurs choix, de les épauler. Ils ne veulent pas de moi, je comprends,et j'accepte ! Je me suis même retenu pour ne pas lui sauter dessus. Oui, lui... Résultat, des coups de couteau dans le coeur, sans cesse, me parlant de son ex, des ses copains de cours avec qui il a couché et qui le draguent. Il me dit qu'il n'a pas envie de coucher avec eux, sauf un, si il lui revenait l'envie de le faire !!! Et moi là dedans.. "nous on est ami"... oui justement on est ami... mais moi c'est plus que de la simple amitié !! Si j'avais su j'aurais profité du fait que l'on avait un peu bu tout les deux pour que l'on couche ensemble ! au moins on aurait une bonne raison pour ne plus se voir et surtout pour qu'il me déteste !
Alors je lui ai demandé que l'on ne se voit plus, ni ne se parle en privé ! Je n'ai pas envie comme pour le premier de souffrir pendant huit mois, parce que je le vois trop souvent. Il m'a demdandé si je l'éviterais vu que nous fréquentions les mêmes groupes de jeunes et la même paroisse à Bordeaux. Je ne suis pas hypocrite, je le connais, et je suis poli, donc je lui dirais bonjour mais ça s'arrêtera à ça ! Résultat une fois que je lui ai dit tout ça, un quart d'heure à hurler la mort ! un quart d'heure à sangloter comme un con.
Pourquoi faut il que je tombe toujours amoureux de gens qui s'en foutent de moi et qui refusent quoique se soit ? sois disant que l'on est très bon ami..
Pourquoi faut il que je sois obligé de toujours tout gaché ?? Pourquoi je lui ais dit ce que je ressentais ? J'aurais mieux fait de me taire et de souffrir en silence !
Pourquoi faut il que je respecte toujours plus ces garçons que j'apprends à aimer que les autres ?
L'amour c'est nul .... je sais j'ai l'air d'un gamin en disant ça, d'un ado prépubère boutonneux... mais pourtant ...
20:25 Publié dans Aimer | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
15.01.2008
Aimer c'est à la fois très simple et très compliqué...
"Aimer, c'est à la fois très simple et très compliqué. Très simple à faire, très compliqué à expliquer.
Aimer quelqu'un, c'est vouloir son bien, mais le vouloir avec générosité et enthousiasme, avec joie, avec satfisfaction. C'est le vouloir tellement qu'on désire vouloir ce bien autant que l'intéressé le veut, ou même, qu'on souhaite voir l'intéressé s'y attacher personnellement autant que nous le désirons pour lui.
Aimer, c'est tendre à l'unité de volonté: vouloir tous deux la même chose de la même façon; c'est tendre à l'unité de vie, c'est vouloir être deux dans une même vie.
L'amour est plein de bienveillance: il cherche à faire tout ce qui plaît à la personne aimée, et plus le bon plaisir coûte d'efforts, plus l'amour s'intensifie. C'est vrai au point de pouvoir dire que l'amour se nourrit de sacrifice.
L'amour se complaît dans son objet; il cherche à jouir de la personne aimée et plus il en jouit, plus il l'aime. La sagesse populaire en a fait un dicton: loin des yeux, loin du coeur. Nous pouvons en prendre la contrepartie: près des yeux, près du coeur. Et si l'amour se nourrit de sacrifice, il se nourrit aussi de présence."
Abbé Jean Jadot, 1941
18:26 Publié dans De l'amitié | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
14.01.2008
Jean Becker
Je ne sais pas si attentionné de la part du réalisateur Jean Becker, mais j'ai l'impression que trois de ses films, Les enfants du marais (1999), effroyable jardin (2003) et dialogue avec mon jardinier (2007) sont en fait une trilogie. Du moins, de ces trois films, il y a quand même un point commun essentiel: l'amitié.
C'est comme si Becker essayait d'approfondir, d'en explorer les mécanismes. Je ne suis pas un bon critique de cinéma, je n'y connais aboslument rien, mais il m'a semblé qu'à travers ces trois films, au fil du temps, il épure l'époque et donc les décors (le premier ce passe dans les années 30, le second pendant la seconde guerre mondiale et le troisième aujourd'hui.). Mais cette épuration pourrait être là pour faire centrer notre attention sur les personnages.Sur les personnages mais aussi et surtout sur leurs sentiments leurs attitudes. Dans le premier film, on pourrait dire qu'il y a au moins quatres personnages importants (gamblin, villeret, dussolier et serrault), dans le deuxième ils sont trois (villeret, dussolier et la jeune femme (désolé je ne me rappelle pas de son nom)), et dans le troisième, ils ne sont plus que deux (Auteuil et Darroussin).
Ainsi dans le premier film, à titre personnel, j'ai beaucoup fait attention à l'histoire, à tous les personnages qui tournent autour et qui sont attachants. Dans le deuxième aussi, mais moins, car le fils de Villeret m'a permis de recentrer mon attention sur le fond de l'Histoire. Quant au troisième, il y a peu de personnages qui prennent de la place comme les deux principaux ! Je n'ai donc pu m'attacher qu'à ces deux là.
Donc épuration des décors, on pourrait dire moins de personnages. Mais on pourrait aussi ajouter peut être recentrage sur deux personnes. Comme si on passait du copinage, de la camaraderie (d'ailleurs si mes souvenirs sont bons Serrault parle lui même de "copains"), à l'amitié. D'où des questions qui pourraient se poser: lorsque l'on est à plusieurs, un groupe important, peut on dire que l'on est ami ou simple copains ? et si l'on regarde une relation d'amitié à deux, est ce qu'une amitié est exclusive ?
Je dosi confesser que pour moi qui suis gay, j'ai tendance à penser les amitiés comme quelque chose d'exclusive, comme si je voulais recopier le couple, même si il ne se passe rien. Oui, c'est pas bien, mais j'ai tendance à être jaloux lorsque j'ai de vrais amis et qu'eux mêmes ont d'autres amis et ne me portent pas toute leur attention. Enfin ces trois films sont vraiments mes trois préférés et les rares dont je ne me lasse pas de regarder !
10:20 Publié dans De l'amitié | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note














